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Voiture électrique
28 janvier 2010 08:18; Act: 28.01.2010 08:28 Print
Think veut recharger ses batteries aux Etats-Unis
Le fabricant de voitures électriques norvégien Think part à l'assaut des Etats-Unis en y installant une usine qui devrait ouvrir dans l'année, fort d'un nouveau système de chargement rapide.
Le fabricant de mini-voitures à prise de rechargement fait partie des constructeurs automobiles, petits ou grands, qui misent sur le marché croissant des véhicules électriques.
La production de la Think démarrera début 2011, avec pour objectif 20 000 véhicules par an.
(photo: Keystone/AP)
Son directeur général Richard Canny a expliqué à l'AFP lors d'un entretien au salon de l'automobile de Washington cette semaine que son groupe comptait inaugurer cette année une nouvelle usine d'assemblage à Elkhart, dans l'Indiana (nord). La production y démarrera début 2011, avec pour objectif 20 000 véhicules par an.
M. Canny, un Australien qui a passé 25 ans chez le constructeur américain Ford, affirme que la petite start-up sera capable de se mesurer aux géants locaux de l'automobile. «Par rapport au marché des voitures classiques, celui des voitures électriques est plus équilibré», a-t-il argumenté.
«Think a 19 ans d'expérience. Nous fabriquons des voitures qui peuvent démarrer pendant l'hiver scandinave. La réactivité de petites entreprises comme la nôtre devrait dépasser celle des grandes entreprises», assure-t-il. Les ventes aux Etats-Unis vont démarrer dès cette année avec des voitures importées depuis une usine de Finlande.
Think avait connu il y a un an de grosses difficultés financières à cause de la crise du crédit, ce qui l'avait amené à déposer son bilan pour se restructurer. Il a été repris par un groupe d'investisseurs, au premier rang desquels Ener1, propriétaire du fabricant de batteries américain Enerdel établi dans l'Indiana. Enerdel détient 31% du capital de Think et sera son fournisseur aux Etats-Unis.
Le Norvégien travaillera avec l'entreprise californienne Aerovironment, qui a dévoilé mardi un système permettant de recharger des batteries de voitures à 80% en 15 minutes, pour deux ou trois dollars. L'objectif est de mettre en place de nouvelles stations de chargement dans les principales villes américaines.
«C'est une avancée majeure pour les véhicules électriques. Le développement de stations de rechargement rapides va permettre d'accélérer l'électrification du parc automobile aux Etats-Unis et dans le monde», affirme Richard Canny. Think n'a vendu que 1600 véhicules depuis sa création, et seulement quelques centaines de son modèle Think City, dont la vitesse maximale est de 110 kmh, avec une autonomie de 160 kilomètres.
Selon M. Canny, la voiture devrait être vendue à moins de 30 000 dollars et l'augmentation du volume de production devrait permettre d'abaisser progressivement le prix à un peu plus de 20 000 dollars. Think est toutefois loin d'être seul dans la course aux voitures électriques.
Une autre start-up américaine, Wheego, a announcé au salon de Washington qu'elle démarrerait la commercialisation de sa voiture électrique cette année aux Etats-Unis, à moins de 35 000 dollars.
Sans parler du chinois BYD qui compte lancer fin 2010 sa e6 électrique en Amérique du Nord et l'américain General Motors qui prévoit le lancement de la Chevrolet Volt, rechargeable sur prise électrique standard et dotée d'une autonomie de 65 kilomètres avec un petit moteur pour prendre le relais.
Dans une récente étude, le cabinet de conseil Boston Consulting Group doutait toutefois que les ventes de voitures électriques explosent dans la décennie qui s'ouvre sans une avancée technologique majeure, même si le prix des batteries devrait nettement baisser.
(afp)

