Ta vie. Ton histoire.

04 avril 2017 09:15; Act: 04.04.2017 14:06 Print

«Ma vie a totalement basculé à l'âge de 18 ans»

Durant sept semaines, «20 minutes» se plonge dans l'intimité de ses lecteurs. Ce qu'ils ont vécu de plus fort, ce qui les a le plus touchés dans leur existence. Deuxième témoignage, celui d'une jeune femme atteinte de sclérose en plaques.

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Jessica Mühlethaler, 25 ans, assure qu'elle gère parfaitement sa maladie, huit ans après qu'elle se soit déclarée. (photo: dr)

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Témoignage de Jessica Mühlethaler (25 ans, St-Sulpice)

«Ma vie a totalement basculé en septembre 2009, lorsque les médecins m'ont annoncé que j'étais touchée par la sclérose en plaques. Bien avant le diagnostic, je ressentais des douleurs, mais sans savoir de quoi il s'agissait. C'est suite à une névrite optique que j'ai passé des examens poussés. Et, deux mois et demi plus tard, ma maladie était diagnostiquée. A cet instant, c'est un peu comme si on se prend un TGV dans la figure... Heureusement, de par mon éducation, j'ai appris que dans la vie on peut tout surmonter, même le pire. Bien sûr, au début, il a fallu que j'écoute beaucoup mon corps, que je trouve la meilleure manière de me soigner. Huit ans plus tard, je sais parfaitement gérer ma maladie.

D'ailleurs, quand on me voit, on ne peut pas deviner que je suis touchée par la sclérose en plaques. Pour l'instant, la maladie est stable, même si je sais qu'en tout temps elle peut évoluer. J'ai quelques séquelles qui touchent à la coordination de mes membres, et si je fais du sport, c'est à petite dose. Mais je peux presque mener une vie normale.

Lorsque la maladie s'est déclarée, j'effectuais un apprentissage dans la vente. Je l'ai terminé, mais après il a fallu revoir mes projets. J'ai donc repris les études, et j'ai obtenu un diplôme de secrétaire médicale. Actuellement, je travaille comme assistante auprès de deux médecins généralistes. J'adore ce que je fais et j'aime pouvoir faire preuve d'empathie envers nos patients.

Malgré cette épreuve, je suis heureuse et pleine de joie de vivre. J'ai même tendance à me montrer hyperactive. Parfois, je finis quand même par payer cette trop grande débauche d'énergie. Enfin, j'ai la chance de pouvoir compter sur le soutien de ma famille ainsi que de mon compagnon, qui était déjà à mes côtés avant l'apparition de la maladie.»


(cam)