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23 janvier 2013 20:21; Act: 23.01.2013 21:39 Print

«Que ceux qui ne veulent pas de l'UE en sortent»

Le président du Conseil italien Mario Monti a estimé mercredi à Davos (GR) que «l'UE n'a pas besoin d'Européens qui n'en veulent pas», après l'annonce d'un référendum possible en Grande-Bretagne.

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Mario Monti et Christine Lagarde ont pris la parole à Davos. (photo: Keystone)

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Dans son discours qui lançait officiellement la 43e édition du Forum économique mondial (WEF), M. Monti a demandé à ce que les référendums soient organisés sur des questions claires comme le maintien ou non dans l'UE, et non sur des traités. Il a espéré que les Vingt-Sept adopteront prochainement un «cadre multifinancier de croissance».

Il a aussi estimé que l'Italie avait regagné le respect après les réformes entreprises sous son gouvernement. La croissance reviendra au second semestre, selon lui. Il a précisé que le budget italien serait équilibré en 2013 et excédentaire durant les prochaines années.

Les résultats concrets seront constatés dans «2 ou 3 ans», a-t-il souligné. Quel que soit le prochain gouvernement dans son pays, il devra maintenir le «sens de l'urgence». Il a appelé à réfléchir sur le long terme pour ne pas reporter les réformes, comme la situation avant la crise dans la zone euro.

Appel de Lagarde

De son côté, la directrice générale du Fonds monétaire internationale (FMI) Christine Lagarde a souhaité que l'Union bancaire soit rapidement appliquée dans l'UE, suivie d'une Union budgétaire.

Elle a estimé que le chiffre de 3,5 % pour la croissance mondiale donné par ses services n'était pas très élevé mais «positif» par rapport au 3,2 % en 2012.

A plus long terme, elle s'attend à la demande croissante de «prise de compétence» des femmes, à un pouvoir économique mondial, à des enjeux démographiques entre jeunes et populations vieillissantes et à une vulnérabilité économique en raison de la rareté des matières premières.

Elle appelle à une économie plus ouverte, au-delà des intérêts nationaux, plus inclusive des femmes et des jeunes et en terme de redistribution des revenus, et plus responsable en terme de gouvernance. «Le travail doit être terminé», a-t-elle par ailleurs déclaré sur la réforme du secteur financier. Il faut adopter des règlementations transfrontalières et cesser la pratique des produits dérivatifs.

L'économie mondiale va changer avec le dynamisme des pays émergents et des structures différentes, a-t-elle encore annoncé.

(ats/afp)