WEF 2012

27 janvier 2012 16:48; Act: 27.01.2012 20:31 Print

La rencontre n'aura pas lieuLa rencontre n'aura pas lieu

Le directeur du WEF de Davos Klaus Schwab ne rencontrera pas le collectif Occupy-WEF à Davos. Vendredi, il a invité les contestataires à prendre part aux discussions du lendemain.

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Les opposants au WEF ont construit un village d'igloos à Davos. (photo: Keystone)

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«Nous avons proposé un endroit neutre après l'invitation de M. Schwab, la place de la mairie, car nous ne pouvions accepter d'aller au centre des Congrès, où la majorité de la population est exclue», a précisé vendredi à l'ats un représentant d'Occupy WEF, Laurent Moeri. Ce dernier a ajouté que les anti-WEF étaient «ouverts au dialogue et que celui-ci devait être le plus large possible.

Mais M. Schwab a décliné à son tour cette nouvelle proposition. «Il ne sortira pas du centre des Congrès», a expliqué à l'ats la porte-parole du WEF Michèle Mischler. Dans un premier temps, M. Schwab s'était dit favorable à une telle proposition.

Vendredi soir, un représentant du mouvement Occupy-WEF devait néanmoins participer à l'Open Forum, la plate-forme de discussion instituée par diverses ONG et intégrée au programme officiel du WEF, intitulé «Remodelage du capitalisme?».

Le mouvement Occupy-WEF occupe un parking de Davos où il a construit un village d'igloos. Il a obtenu l'autorisation de la commune pour y demeurer et y convoquer une manifestation samedi, après s'être vu refusé l'accès à l'Arkadenplatz, dans le centre de la station grisonne.

Les activistes d'Occupy font une entrée bruyante à l'Open Forum


Après une série d'actions plutôt discrètes en marge du WEF à Davos, les activistes d'Occupy-WEF ont fait une entrée remarquée à l'Open Forum vendredi soir, haranguant les conférenciers. Dans l'après-midi, ils avaient exigé l'admission au WEF des 6,999 milliards d'être humains exclus.

Disséminés dans le public, les contestataires ont exigé des participants à la conférence, dont le chef de l'opposition britannique, le travailliste Ed Milliband, qu'ils descendent de la scène et qu'ils discutent avec le public. La modératrice Larry Elliott, du quotidien britannique «The Guardian», a fait attendre longtemps les activistes, puis a rejeté un vote spontané du public en faveur de la proposition d'Occupy-WEF.

Seul l'économiste Tomas Sedlacek, de l'Université tchèque Charles, a accepté l'invitation des protestataires et a pris place dans le public. Juan Somavia, directeur de l'Organisation internationale du Travail (OIT), a finalement détendu l'atmosphère en déclarant avoir lui-même été longtemps un activiste. «Nous devons combattre pour un travail décent, mais pour cela il faut être organisé. Être contre quelque chose n'est pas suffisant», a-t-il souligné.

Dans l'après-midi, les anti-WEF avaient fait irruption dans le bureau d'inscriptions du WEF, exigeant que les 6,999 milliards d'exclus de la planète aient la possibilité de participer au Forum. Invité par le directeur du WEF à s'exprimer samedi au centre des Congrès, ils ont refusé l'invitation, invitant Klaus Schwab à une discussion sur la place de la mairie, ce que ce dernier a à son tour décliné.

(ats)