WEF 2012

25 janvier 2012 16:21; Act: 25.01.2012 16:46 Print

George Soros complimente la BNSGeorge Soros complimente la BNS

Le financier américain George Soros a complimenté mercredi la Banque nationale suisse (BNS). «L'instrument de la BNS (le taux plancher de 1,20 franc pour un euro) était très intelligent».

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Le milliardaire américain Georges Foros a félicité la BNS pour sa gestion de la crise de la dette. (photo: Keystone)

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Le milliardaire, connu pour ses paris sur les changes et ancien gérant d'un fonds, ne spéculerait pas contre le franc suisse. Pour la simple raison que la BNS est en mesure d'imprimer des francs sans limite pour maintenir le taux plancher (instauré en septembre), a-t- il relevé.

Le philanthrope d'origine hongroise a exposé à Davos (GR) ses vues - sombres - sur la crise de la dette européenne, lors d'un déjeuner avec la presse. Sa solution implique une manoeuvre en deux temps.

«Quand une voiture dérape, vous devez d'abord redresser la roue, et seulement après avoir retrouvé le contrôle, vous pouvez corriger votre direction», a illustré George Soros. Ainsi, «vous devez en premier lieu imposer une discipline fiscale stricte aux Etats déficitaires et engager des réformes structurelles».

Spirale déflationniste

«Ensuite, vous devez trouver des impulsions qui vous permettent de sortir de la spirale déflationniste». Car des réformes structurelles seules ne suffisent pas, selon George Soros.

Ces impulsions doivent venir de l'Union européenne, les Etats étant eux-mêmes sous contrainte fiscale. Ce qui implique des euro- obligations d'une façon ou d'une autre et surtout un programme élaboré en amont. Auquel cas, déclin économique et désordre politique se renforceront mutuellement, prédit George Soros.

Il y a un réel danger que l'euro ébranle la cohésion politique de l'Union européenne. Les autorités n'ont malheureusement pas compris comment les marchés financiers fonctionnent et ont fait tout faux. Or ceux-ci détestent les incertitudes, souligne le milliardaire.

Des ressources financières plus larges étaient nécessaires. Mais l'Allemagne ne souhaitait pas mettre la main au portemonnaie. Elle ne peut imposer l'austérité, entraînant l'Europe dans une spirale déflationniste, a encore dit George Soros, sans blâmer toutefois Berlin. Il faut que l'Union européenne redevienne «un objet fantastique», a-t-il plaidé.

(ats/ap/afp)