France

20 septembre 2016 22:25; Act: 20.09.2016 22:29 Print

Face aux scandales, Paris veut filmer ses abattoirs

Des députés français veulent des caméras pour réduire la maltraitance des animaux de boucherie. Une telle mesure n’est pas à l’ordre du jour en Suisse.

storybild

(Photo: Reuters)

Une faute?

Des députés français ont recommandé hier de rendre obligatoire la vidéosurveillance dans les abattoirs. Ce rapport fait suite à des films choquants tournés par une association militant pour le bien-être animal. Ces caméras devraient être installées là où des bêtes vivantes sont conduites ou tuées. Le but est de «faire la lumière sur les boîtes noires que constituent les 941 abattoirs» de France, a déclaré hier le président de la commission.

Une telle mesure serait-elle souhaitable en Suisse? «Ça pourrait être intéressant, pour éviter quelques dérapages ou agir comme un garde-fou», estime Kate Amiguet, de la fondation Mart, qui a dénoncé dans un film la situation de trois porcheries vaudoises, début septembre. «Mais ça ne passera jamais en Suisse, à cause de la loi sur la protection des données» qui encadre notamment l’installation de caméras sur les lieux de travail.

«La question n’est pas un sujet de discussion» avec l’Office fédéral des affaires vétérinaires, a réagi hier Giovanni Peduto, vétérinaire cantonal vaudois. Il précise qu’un vétérinaire est en tout temps présent dans les grands abattoirs.

Le directeur de Proviande, Heinrich Bucher, estime que «de gros progrès ont été réalisés ces dernières années et le respect des normes est dans l’intérêt de toute la filière. Il n’y a donc pas besoin d’une telle mesure en Suisse.»

(reg/afp)