Industrie

26 septembre 2017 19:49; Act: 26.09.2017 22:38 Print

Un géant des trains bientôt sur les rails

Le français Alstom et l’allemand Siemens ont signé un accord en vue d’une fusion dans le secteur ferroviaire.

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Le nouveau groupe deviendrait le No2 mondial du secteur. (Photo: AFP)

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«La consolidation est une nécessité pour lutter contre le mastodonte chinois CRRC, qui est deux à trois fois plus gros que nous, commentait hier un responsable d’un syndicat au sein d’Alstom. Mais on est inquiets, car il y aura nécessairement des synergies et donc malheureusement de la casse sociale à moyen terme.» Le rapprochement «entre égaux», confirmé hier soir, des activités ferroviaires du français Alstom et de l’allemand Siemens va créer le No 2 mondial du secteur.

Le groupe sera côté en France et son siège installé en région parisienne. La direction sera assurée par le PDG d’Alstom, «avec 50% du capital de la nouvelle entité détenu par Siemens». L’Etat français n’en sera pas actionnaire.

En France, les réactions sont mitigées. Des responsables politiques de gauche comme de droite dénoncent l’abandon d’un fleuron industriel au profit d’un groupe allemand et parlent d’«immense escroquerie» ou de «vente des bijoux de famille».

Les emplois seraient garantis sur une période de 4 ans, selon le journal «Les Echos». L’effectif d’Alstom, qui fabrique notamment les TGV, est de 32 200 salariés et celui de la branche rail de Siemens atteint 27 100 postes. L’opération de rapprochement est estimée à 15 milliards d’euros. Elle vise à concurrencer le leader mondial, le chinois CRRC.

(afp/gma)

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