Panama papers

24 juin 2016 23:11; Act: 25.06.2016 11:54 Print

L'informaticien soupçonné de vol de données libéré

Un informaticien du bureau genevois du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, au coeur du scandale des «Panama Papers», a été remis en liberté. Mais il ne doit pas quitter la Suisse.

Voir le diaporama en grand »
Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017) Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive) Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017) Le président panaméen Juan Carlos Varela (à droite), le prix nobel d'économie Joseph Stiglitz, et l'expert anti-corruption suisse Mark Pieth. Ces deux derniers font partie de la commission d'enquête mise en place après l'éclatement du scandale des Panama papers et qui vient de terminer son rapport, lequel sera bientôt rendu public. (vendredi 14 octobre 2016) Mossack Fonseca a dénonce une «campagne» internationale pour salir l'image du Panama. (Mercredi 5 octobre 2016) L'Administration fédérale des contributions (AFC) a constaté que 450 personnes ou sociétés établies en Suisse ont un lien avec les Panama papers. (Lundi 3 octobre 2016) Joseph Stiglitz le 20 mai 2014 à Berne. Le prix Nobel d'économie a quitté le comité d'experts créé par Panama pour adapter son système financier aux standards de transparence de l'OCDE. (Vendredi 5 août) Le fonds vautour américain NML Capital, qui a bataillé contre l'Argentine pour obtenir le remboursement de sa dette, poursuit le cabinet panaméen Mossack Fonseca. (Mercredi 8 juin 2016) Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décidé de poursuivre «Le Monde» en justice pour diffamation. (Mercredi 18 mai 2016) Le ministre français de Finances a demandé publiquement des explications aux banques BNP Paribas et Crédit agricoles, épinglées à leur tour par le quotidien dans le dossier des Panama Papers. (image prétexte) BNP Paribas est citée par pour avoir géré 468 structures offshore avec Mossack Fonseca depuis les années 1980. Une demi-douzaine de ces sociétés étaient encore actives fin 2015 selon le quotidien. BNP n'a pas réagi dans l'immédiat. (Image prétexte) Selon , le Crédit Agricole aurait administré auprès du cabinet panaméen Mossack Fonseca près de 1130 sociétés offshore depuis les années 1990. La banque «ne crée ni n'administre de structures dites offshore pour ses clients. Cette activité (...) a cessé de manière définitive en 2015», a répondu Crédit agricole. (Image prétexte) Pour Gerard Ryle, directeur du Consortium international des journalistes d'investigation, l'ouverture au public d'une base de données contenant quelque 200'000 noms d'entreprises et de particuliers «est un cheminement naturel vers la transparence» (Lundi 9 mai 2016) Une base de données contenant quelque 214'000 noms d'entreprises et de particuliers est désormais ouverte au public et lève le voile sur des sociétés-écrans domiciliées dans 21 paradis fiscaux, des Iles Vierges Britanniques à Hong Kong en passant par l'Etat américain du Nevada. (9 mai 2016) Le Panama redoute que la publication des documents qui ont alimenté l'enquête journliastique, lundi 9 mai, n'entachent encore plus la réputation du pays. Ici, dans les locaux du Consortium international des journalistes d'investigation. ( 7 avril 2016) Les documents des «Panama Papers» pourront être consultés dès le 9 mai. (Mercredi 27 avril 2016) Le Bâlois Mark Pieth (à g.) et Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie, saluent le président panaméen Juan Carlos Varela (de dos) lors de la cérémonie d'installation de la commission de travail. (30 avril 2016) La famille de la Première dame islandaise est impliquée dans les «Panama Papers». Le président Olafur Ragnar Grimsson affirme ne pas avoir été au courant. Une nouvelle perquisition a été menée dans les locaux du cabinet Mossack Fonseca vendredi 22 avril 2016. Le régulateur des services financiers de New York (NYDFS) a adressé une injonction aux banques Société Générale, Credit Suisse, Deutsche Bank et à dix autres citées dans le scandale des «Panama Papers», a indiqué jeudi à l'AFP une source proche du dossier. (Jeudi 21 avril 2016) La justice américaine ouvre une enquête sur le scandale des «Panama Papers». (Mercredi 20 avril 2016) La patronne du FMI Christine Lagarde a estimé dimanche que pousser les multinationales à la «transparence» pourrait permettre de contrer leurs techniques légales d'évasion fiscale. Elle souligne que ce sont les pays pauvres qui en «souffrent le plus». (Dimanche 17 avril 2016) L'administration Obama «finalise» un plan de lutte pour réduire l'opacité des sociétés offshore créées aux Etats-Unis. Elle veut ainsi combler une «faille» de la réglementation du pays, a annoncé le secrétaire américain au Trésor Jack Lew. (Samedi 16 avril 2016) Le G20-Finances veut pousser les sociétés offshore à la transparence. Il veut également identifier d'ici à juillet les paradis fiscaux non-coopératifs . (Vendredi 15 avril 2016) José Manuel Soria, ministre espagnol de l'Industrie, a annoncé sa démission après sa mise en cause dans les «Panama Papers». (Vendredi 15 avril 2016) La police garde l'immeuble du cabinet Masseck Fonseca, à Panama City, pendant la perquisition qui a eu lieu le 12 avril 2016 (12 avril 2016). L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a entrepris des démarches auprès de plusieurs banques suisses après les révélations sur l'affaire des «Panama Papers». Si les règles n'ont pas été respectées, elle «agira de manière conséquente», prévient son président Thomas Bauer. (Image d'illustration - 7 avril 2016) Un «groupe de travail» britannique enquêtera sur les révélations des «Panama Papers» afin de déceler les irrégularités possibles, a annoncé dimanche David Cameron. (Image d'archive) Le premier ministre britannique, , a fait son mea culpa sur sa gestion des révélations concernant la société offshore dirigée par son père. (Samedi 9 avril) Vendredi 8 avril, les, au coeur du scandale. (Image - 8 avril 2016) 20 ordinateurs ont été saisis et 7 employés interrogés. Le gouvernement du a ordonné cette perquisition préssentant qu'un déménagement était en cours. (Image - 8 avril 2016) Le président panaméen juge «erronée» la décision de la France de réinscrire son pays sur la liste des paradis fiscaux. Il parle ici au Palais Bolivar de Panama City le 6 avril 2016 (Vendredi 8 avril 2016). Dans un entretien au 'Blick' daté de samedi 9 avril, s'insurge des propos de Ueli Maurer, qui, selon lui, banalisent l'évasion fiscale. (Image d'archive) défend, dans une interview au «Blick», la possibilité pour les contribuables aisés d'investir dans des activités offshore (Vendredi 8 avril 2016) Le président argentin , cité dans les Panama Papers, se dit innocent. (Jeudi 7 avril 2016) La vice-présidente du Panama a assuré que son pays est ouvert au dialogue avec l'OCDE sur l'échange d'informations fiscales, dans un entretien à l'AFP, jeudi. (Image - jeudi 7 avril 2016). Le Premier ministre britannique a reconnu qu'il avait détenu des parts dans le fonds immatriculé aux Bahamas par son père, insistant qu'il avait payé ses impôts au Royaume-Uni sur les dividendes et qu'il n'y avait rien d'illégal. (7 avril 2016) Un tableau de Modigliani, spolié, est gardé aux Ports Francs à . Ceux qui le stockent ont toujours dit qu'il appartenait à une société offshore. Les «Panama Papers» montrent que cette société est détenue, en fait, par ceux qui se disent simples gardiens de la toile. (7 avril 2016) Le président panaméen met la pédale douce et affiche désormais sa volonté de négocier pour tenter de restaurer l'image du pays. (Jeudi 7 avril 2016) La présidente du Front national, , a défendu son parti, mis en cause dans le scandale des «Panama Papers». (Jeudi 7 avril 2016) De gauche à droite: , ancien directeur du Lausanne-Sport, sont cités dans les «Panama Papers» (jeudi 7 avril 2016). , procureur général genevois, va ouvrir une enquête sur les révélations des «Panama Papers». (Jeudi 7 avril 2016) Le Premier ministre islandais est entré en fonction jeudi, après les révélations des «Panama Papers». (Jeudi 7 avril 2016) Le nouveau président de la FIFA, , a aussi été épinglé. A l'époque où il travaillait pour l'UEFA, il aurait cédé des droits TV à bas prix à une société basée au Panama. Le comité d'éthique de la FIFA a indiqué mercredi qu'il n'ouvrait pas d'enquête préliminaire à ce sujet. (6 avril 2016) Sur la même affaire, la police fédérale suisse a décidé de procéder à une perquisition au siège de l'UEFA à Nyon, mercredi. (6 avril 2016) L'avocat genevois a créé de nombreuses sociétés offshore au Panama, pour des clients à l'identité sulfureuse. (6 avril 2016) Le premier ministre islandais a fini par démissionner, sous la pression de la rue. La population n'a pas apprécié d'apprendre que l'épouse du dirigeant possédait des comptes offshore au Panama. (5 avril 2016) Le ministre français des Finances a annoncé que son pays allait réinscrire Panama dans la liste des paradis fiscaux. (Mardi 5 avril 2016) Des proches de sont impliqués dans le dossier «Panama Papers», selon Le Monde. Leaders mondiaux, sportifs richissimes, au total 140 personnalités sont citées dans les «Panama Papers». A l'image: Lionel Messi (à g.), Michel Platini. Selon les documents du cabinet Mossack Fonseca, l'acteur chinois spécialisé dans les arts martiaux Jackie Chan est actionnaire de six sociétés situées dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques. Pedro Almodóvar et son frère Agustin apparaissent derrière la société Glen Valley Corporation, enregistrée dans les îles Vierges britanniques en 1991. Ces personnalités ont en commun d'avoir fait enregistrer des sociétés offshore dans des paradis fiscaux par le cabinet panaméen Mossack Fonseca, qui a une succursale à Genève laquelle gérerait 17% des sociétés actives de ce cabinet. Des sociétés liées à la famille du président chinois Xi Jinping, qui affiche sa détermination à combattre la corruption, sont citées. Des associés du président russe auraient détourné jusqu'à 2 milliards de dollars avec l'aide de banques et de sociétés écran. Michel Platini aurait eu recours aux services du cabinet d'avocats en 2007, l'année où il été désigné président de l'UEFA, pour administrer une société au Panama. La Suisse a été très active dans la création de sociétés-écrans. Les établissements bancaires UBS, Credit Suisse (via une filiale) ont participé au processus, selon l'enquête. Il en va de même pour HSBC Suisse. Le quintuple Ballon d'or Lionel Messi est aussi cité. Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, président des Emirats arabes unis et émir d'Abou Dabi, est l'un des hommes les plus riches du monde. Il a été le bénéficiaire économique d'au moins 30 sociétés créées dans les îles Vierges britanniques par Mossack Fonseca. Des sociétés liées à la famille du président ukrainien Petro Porochenko apparaissent. Des affaires réalisées dans les paradis fiscaux par le père aujourd'hui décédé de l'actuel Premier ministre britannique David Cameron sont citées. Le Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, est soupçonné d'avoir dissimulé des fonds, notamment par le biais de sociétés-écrans inscrites au nom de son épouse. Le président argentin Mauricio Macri a été membre du directoire d'une société offshore enregistrée aux Bahamas. Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, roi d'Arabie saoudite, serait passé par une société des îles Vierges britanniques. Des fonctionnaires proches d'Hugo Chavez, l'ancien président vénézuélien, mort en 2013, sont cités dans les «Panama papers». Le milliardaire Bidzina Ivanishvili a été premier ministre de Géorgie pendant à peine 13 mois. Il a été le propriétaire d'une société immatriculée dans les îles Vierges britanniques. Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, ancien émir du Qatar. Sa société offshore détenait un compte en banque au Luxembourg et des participations au capital d'entreprises sud-africaines. Ahmad (Ahmed) Ali al-Mirghani, ancien président du Soudan (1986-89). Il était propriétaire d'Orange Star Corporation, société créée aux îles Vierges britanniques en 1995. L'ex-ministre du Budget français, Jérôme Cahuzac, qui a démissionné suite à la révélation de son compte bancaire en Suisse, chez Reyl, est également cité dans cette affaire au Panama. Le ministre islandais des Finances Bjarni Benediktsson. Les appels à sa démission ne se sont pas fait attendre. A gauche, la ministre islandaise de l'Intérieur Olof Nordal. Au centre, la soeur de l'ex-roi d'Espagne, Juan Carlos de Borgón, Dona Pilar de Borbón. Le prince saoudien Mohamed bin Naif bin Abdulaziz, ici à gauche photographié à l'Elysée en 2013. Kojo Annan, le fils de l'ex-secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Des cousins du président syrien Bachar al-Assad figurent dans ce scandale. Alaa Moubarak, un des fils de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak.

Une faute?

L'homme, dont l'identité n'a pas été divulguée, est soupçonné de soustraction de données et d'accès indu à un système informatique.

«Mon client, qui avait été arrêté au début du mois, a été remis en liberté vendredi et il s'est engagé à ne pas quitter le territoire suisse jusqu'à la fin de l'enquête», a déclaré son avocat, maître Thomas Barth. Il a ajouté que les analyses et les investigations pourraient durer «plusieurs mois».

Une procédure de plusieurs semaines à plusieurs mois que confirme le Ministère public genevois. Les investigations sont «complexes», a indiqué samedi à l'ats l'un de ses responsables de la communication, Vincent Derouand. Et le procureur a décidé de mettre un terme à cette détention préventive parce que le risque de collusion n'était «plus avéré».

Mi-juin, le quotidien Le Temps avait révélé qu'une procédure avait été ouverte par la justice genevoise après le dépôt d'une plainte pénale émanant de la société Mossack Fonseca. Selon une source proche du dossier, le parquet avait alors ordonné une perquisition dans les locaux genevois du cabinet d'avocats panaméen.

Des vérifications sont en cours pour établir si l'informaticien a bien soustrait des données à son employeur et, si les faits sont avérés, quel type de données et à quelle période.

Dissimulation

L'étude Mossack Fonseca est au coeur du scandale des Panama papers. Des millions de fichiers ont été soustraits à la société. Ils ont été analysés par un consortium international de journalistes.

Ces documents ont débouché sur l'ouverture de nombreuses enquêtes dans le monde. Ils ont notamment conduit le Premier ministre islandais et un ministre espagnol à la démission. Les données révèlent plus généralement l'ampleur de l'utilisation de sociétés offshore aux fins de dissimuler des actifs dans des territoires opaques et à très faible fiscalité.

Le 5 avril, Mossack Fonseca a affirmé avoir été victime d'un piratage informatique opéré depuis des serveurs étrangers et avoir porté plainte à ce sujet.

(nxp/ats)