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05 juillet 2015 18:35; Act: 05.07.2015 21:53 Print

La canicule: ça coûte cher ou ça peut rapporter gros

Les chaleurs que nous subissons en ce moment ont une incidence sur l’économie. Le point avec un spécialiste.

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L'échaudage peut faire chuter la production agricole de 50% pour certaines variétés de fruits et légumes. (Photo: Keystone/Salvatore di Nolfi)

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Une partie de l’Europe sue, en ce début d’été rappelant les températures caniculaires de 2003. La comparaison avec cette année-là est au cœur du propos de Jean-Louis Bertrand, professeur d’économie et spécialiste du risque météorologique, interrogé par BFM TV. Selon lui, les grandes chaleurs ont une incidences sur la marche des affaires. Et il y a les gagnants et les perdants.

Parmi ces derniers se trouvent des agriculteurs: «Vers 26-27°, l’échaudage, un phénomène d’assèchement des végétaux, fait chuter les rendements. En 2003, la baisse a atteint 50% sur certains fruits et légumes, de même pour le lait.» En Suisse, la perte a été estimée à 500 millions et à 12 milliards sur l’ensemble du continent. La climatisation a aussi un coût: «le prix de l’électricité a été multiplié par 4 dans des sociétés.» Et la facture totale pour les collectivités françaises a été d’env. 300 millions de francs. D’après Jean-Louis Bertrand, le bilan de juillet 2015 pourrait être plus lourd que celui d’août 2003 car les entreprises tournent encore à plein régime.

Du côté des vainqueurs, il y a les marchands de rafraîchissements. La vente de crème glacée progresse de 50 voire 200%. La bière connaît aussi un boum mais qui, passés les 27°, atteint un plafond et l’eau la supplante. Enfin, les soldes peuvent aussi être plus juteuses à conditions que l’espace soit climatisé.

(eco/ats)