Industrie

07 décembre 2017 11:25; Act: 07.12.2017 14:52 Print

GE supprimera 1400 emplois en Argovie

Le géant industriel américain annonce la suppression de 1400 emplois en Suisse au sein de son unité GE Power, reprise fin 2015 à Alstom et qui compte près de 4500 salariés.

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Photo d'illustration. (Photo: Keystone)

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General Electric (GE) accélère sa restructuration. Le géant industriel américain, qui a déjà annoncé l'été dernier vouloir biffer 900 postes sur les sites argoviens de GE Power, va en supprimer 1400 de plus d'ici deux ans sur les quelque 4500 que compte l'unité active notamment dans la production de turbines à gaz et à vapeur.

Les activités de GE Power demeurent confrontées à un environnement difficile, écrit jeudi GE, dont le siège helvétique est établi à Baden (AG). Des difficultés que le géant industriel américain explique par l'importance accrue des énergies renouvelables et de l'efficience énergétique, la pression sur les prix de l'électricité et une vive concurrence.

Contacté par l'ats, un porte-parole de GE a précisé que la restructuration concerne les sites de Baden, Birr et Oberentfelden. GE Power, unité qui comprend les activités dans le domaine de l'énergie reprises en 2015 au français Alstom, supprimera des emplois administratifs à Baden, ainsi que dans la production à Birr et Oberentfelden.

GE, qui dit regretter les suppressions de postes, précise qu'aucun site ne sera fermé. Le groupe entend proposer un plan social aux collaborateurs visés. A l'image des précédentes restructurations, l'entreprise entend tout mettre en oeuvre afin de réduire autant que possible l'impact des nouvelles mesures.

Réductions de coûts et cessions

Le mois dernier, GE avait levé le voile sur un nouveau programme visant à recentrer le géant industriel sur trois activités, soit l'aéronautique, la santé et l'énergie. Destiné à réduire les coûts, le recentrage, qui s'accompagne de cessions dans les transports, entre autres, pour 20 milliards de dollars (19,7 milliards de francs) doit se solder par la suppression de milliers d'emplois.

GE n'avait alors pas caché que GE Power allait au-devant d'une profonde refonte pour se remettre du retournement des marchés de l'énergie et s'adapter à leur mutation. La division, qui fabrique des turbines à gaz, turbines à vapeur et autres générateurs, est très présente en Argovie sur les sites de Baden, Birr et Oberentfelden.

Pour mémoire, le géant américain, qui employait fin 2016 pas moins de 295'000 collaborateurs dans le monde, avait annoncé en janvier 2016 une première réorganisation après l'acquisition du pôle énergie d'Alstom. Celle-ci devait alors entraîner la suppression de 1300 emplois sur les sites argoviens de GE Power.

A l'issue de la procédure de consultation, GE a fait savoir en juin qu'il biffera finalement 900 postes. Dans la foulée, le groupe a annoncé un mois plus tard la suppression de 99 emplois dans l'unité Hydro Solutions, laquelle développe et produit des équipements pour les centrales à accumulation par pompage.

Discussions

Ces dernières semaines, alors que de nouvelles coupes se précisaient depuis la fin de l'été, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, à la tête d'une délégation avec le président de l'Union patronale suisse, Valentin Vogt, avait rencontré au siège de GE Power à Atlanta son directeur général, Russell Stokes. Un groupe de travail avait alors été constitué.

Début novembre, de nouvelles discussions avaient été menées à Paris entre M. Stokes et une délégation suisse. Ce déploiement d'activité visait à réduire autant que possible les conséquences négatives pour le site industriel argovien et aussi de poser les bases pour de nouvelles activités dans d'autres unités d'affaires de GE.

Dans le cadre de la réorganisation annoncée en janvier 2016, le canton d'Argovie a apporté un soutien aux salariés concernés via les Offices régionaux de placement (ORP). Le gouvernement argovien s'était engagé à en faire de même dans le cas d'un nouveau redimensionnement d'envergure.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Spodub le 07.12.2017 11:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Suppression demplois

    Très très bien ! Continuons à fair des ponts dor aux entreprise Américaine qui sétablissent Suisse continuons à vendre nos entreprirent aux firmes étrangère et puisque on y est il y a quà donner pas 1.3 mais 4 ou 5 milliards a lEurope pour le développement des pays de lEst comme ça il ferons fair venir les multinationales qui licencient en Suisse et ferme les entreprissent telle exemple ABB à Genève comme ca cest tip top . Vive la Suisse la Suisse et morte a bonne entendeur !!!!!

  • jenaimarre le 07.12.2017 11:40 Report dénoncer ce commentaire

    les actionnaires

    vive les actionnaires et tant pis pour tous ceux qui vont perdre leur job.... pfff.... c est fatiguant cette course à tjrs plus plus plus de profits....

  • Damien Charles le 07.12.2017 12:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Aux suisses à payer la facture sociale

    Noublions pas que la Suisse favorise le dumping fiscal pour ces Multi nationales qui nont autre but que de maximaliser le profit des actionnaires, sans responsabilité sociale .... aux contribuables suisses à payer le chômage..... CQFD

Les derniers commentaires

  • Soni81 le 08.12.2017 12:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vivre simplement @tout le monde

    Aimiez vous faites de lamour, et joyeux Noël

  • pauvre époque le 07.12.2017 18:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    chacun son tour?

    exactement ce qu'a fait Nestlé en France il y a quelques jours et tout le monde disait "bien fait"... c'est d'un coup moins drôle... Un pied de nez du sort à tous ceux qui se moquaient de la situation des autres et justifiaient le départ de Nestlé à cause de la fiscalité française... Mais courage à tous les employés touchés par cette perte d'emploi.

  • Marc le 07.12.2017 15:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les temps seront durs!

    Avec ce qui nous attend! D'un monde individualiste, on va devoir, comme les années 50, redevenir au regroupement familial, 1à2 personne travaillent pour faire vivre la famille. On aura pas le choix.

  • Marc le 07.12.2017 15:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On ne l'aura pas volé!

    On est tous dans le même bateau. On est les premiers à faire des achats en ligne, ou hors de nos frontières. Mais là c'est normal, pas une critique, pas un commentaire.

  • Hubert le 07.12.2017 14:21 Report dénoncer ce commentaire

    la volonté du peuple selon l'UDC

    ce n'est que le revers de la politique prônée par la droite en général et l'UDC en particulier, qui fait croire que le peuple décide !