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26 février 2013 16:59; Act: 26.02.2013 17:17 Print

JPMorgan va supprimer près de 20'000 postes

La première banque américaine en termes d'actifs, a annoncé mardi qu'elle comptait supprimer de 16'000 à 19'000 emplois d'ici la fin 2014, et 4000 dans l'ensemble du groupe cette année.

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La division de la banque de détail, hors activités liées à l'hypothécaire, prévoit 3000 à 4000 suppressions de postes d'ici fin 2014, a précisé le directeur général de ce département, Gordon Smith, devant des investisseurs.

L'unité de prêts hypothécaires de JP Morgan, qui employait ces dernières années des milliers de personnes chargées de gérer les défauts de paiements, verra ses effectifs chuter de 13'000 à 15'000 personnes d'ici deux ans.

Il n'est pas certain toutefois que des baisses d'effectifs dans la banque de détail se traduisent par un nombre de réductions de postes nettes équivalent dans l'ensemble du groupe, car il pourrait également embaucher dans d'autres secteurs.

Au début de la journée d'investisseurs, la directrice financière Marianne Lake avait déjà indiqué que la banque comptait supprimer au total 4000 postes environ cette année, ce qui, combiné à d'autres mesures d'économies, devrait lui permettre d'économiser autour d'un milliard de dollars.

Près de 260'000 employés

Le groupe employait près de 259'000 personnes fin 2012. JPMorgan Chase table sur 59 milliards de dollars de dépenses pour l'exercice en cours, contre 60,1 milliards de dollars en 2012. «Vous pouvez vous attendre à ce que nous restions très disciplinés en termes de dépenses», a prévenu Marianne Lake au début de la présentation.

Le PDG Jamie Dimon a souligné que la banque avait la possibilité de faire d'«énormes économies d'échelles», notamment en ce qui concerne l'exécution et la compensation des transactions (back office).

Il a répété que la banque s'était dotée d'un bilan «forteresse», affirmant que JPMorgan Chase avait été «un port pendant la tempête» de la dernière crise financière et serait encore «un port pendant la tempête au cours de la prochaine» crise.

La banque américaine a dégagé l'an dernier un bénéfice net en hausse de 12% à 21,3 milliards de dollars, malgré une perte de 6 milliards de dollars environ à cause de paris risqués sur des dérivés de crédit qui ont mal tourné, l'affaire dite de «la baleine de Londres», révélée en mai. En chiffre d'affaires, la banque a fait moins bien que prévu en 2012 avec une légère baisse à 97 milliards de dollars, contre 97,2 milliards en 2011.

(afp)