Au bord du défaut de paiement

10 novembre 2017 04:16; Act: 10.11.2017 08:15 Print

Journée à haut risque pour le Venezuela

Au bord du défaut de paiement, le Venezuela doit rembourser vendredi une échéance de 81 millions de dollars.

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La réunion entre des membres du gouvernement venezuela et ses créanciers internationaux a été jugée peu convaincante. S&P Global Ratings a annoncé qu'elle déclarait le Venezuela «en défaut partiel» sur sa dette. (mardi 14 novembre 2017) Le comité réuni à New York vendredi pour examiner un retard de paiement pouvant déclencher un défaut partiel du Venezuela a reporté finalemnet reporté sa décision à lundi 13 novembre. (Image prétexte) Le Venezuela doit rembourser une échéance de 81 millions de dollars, au risque sinon de se retrouver en situation de défaut de paiement sur sa dette extérieure, qu'il veut restructurer malgré sa crise économique, politique et humanitaire. (Vendredi 10 octobre 2017) Menacé de défaut de paiement, a donné vendredi rendez-vous à ses créanciers le 13 novembre à Caracas. (Vendredi 3 novembre 2017) Nicolas Maduro a annoncé que le Venezuela voulait une restructuration de sa dette extérieure qui s'approche des 150 milliards de dollars. (Jeudi 2 novembre 2017) Le président Maduro a salué la prestation de serment des quatre gouverneurs comme une reconnaissance des «pleins pouvoirs» de la Constituante, appelée à siéger jusqu'en 2019. (Mardi 24 octobre 2017) Alors que la coalition d'opposition s'y refusait, quatre des cinq gouverneurs élus aux récentes régionales, ont accepté lundi d'être investis par l'Assemblée constituante tant décriée par leur parti. (Image - lundi 23 octobre 2017) Le président vénézuélien Nicolas Maduro, qui attribue régulièrement les problèmes de son pays aux Etats-Unis et leurs alliés, a accusé les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram ou Twitter de censurer les messages de son camp. (Jeudi 19 octobre 2017) En refusant de prêter serment devant l'Assemblée constituante mercredi, l'opposition risque de perdre les cinq sièges de gouverneurs qu'elle a remportés. (Mercredi 18 octobre 2017) Les gouverneurs doivent prêter serment devant la toute puissante Assemblée constituante, mais cette cérémonie, imposée par le président Maduro, devrait être boycottée par l'opposition, plus déchirée que jamais. (Mercredi 18 octobre 2017) La coalition d'opposition (MUD) a dit rejetter tout dialogue tant que n'aura pas été conduit un audit indépendant des éléctions régionales qui l'ont donnée largement battue. Image - lundi 16 octobre 2017. Le parti socialiste au pouvoir a remporté 17 des 23 Etats du Venezuela lors des élections régionales, a annoncé le Conseil national électoral (CNE). (Dimanche 15 octobre 2017) Lassés par une crise économique sans fin, les Vénézuéliens élisent les gouverneurs régionaux, un scrutin test pour le gouvernement et l'opposition. (Dimanche 15 octobre 2017) Le gouvernement vénézuélien a impliqué le dirigeant de l'opposition Leopoldo Lopez dans un complot présumé pour «renverser» le président socialiste Nicolas Maduro, et a annoncé une arrestation. (Mardi 3 octobre 2017) La coalition de l'opposition a affirmé que le gouvernement de Nicolas Maduro (photo) devait retirer certains «obstacles» avant que le dialogue reprenne. (Jeudi 28 septembre 2017) L'opposition vénézuélienne s'est montrée très hésitante à participer mercredi à une nouvelle rencontre avec des représentants du gouvernement en République dominicaine pour renouer le dialogue politique entre les deux camps. (Mardi 26 septembre 2017) Le chef de la diplomatie vénézuélienne, Jorge Arreaza, a qualifié lundi à l'ONU le président américain Donald Trump d'«empereur mondial», tout en affirmant chercher un dialogue avec Washington pour «arrêter la folie et l'irrationalité». (Lundi 25 septembre 2017) Gouvernement et opposition vénézuéliens se retrouveront le 27 septembre pour poursuivre leurs négociations. Nicolas Maduro estimait vendredi être proche d'un accord, ce que dénie l'opposition. (Image - vendredi 15 septembre 2017) Sous l'égide du gouvernement dominicain et de l'ONU, gouvernement et opposition vénézuéliens se sont mis d'accord jeudi à Saint-Domingue sur la création d'un groupe de pays amis pour mener les futures négociations, ont annoncé le président dominican Danilo Medina et l'ex-Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero. (Jeudi 14 septembre 2017) Gouvernement et opposition continuent jeudi leurs négociations à Saint-Domingue pour mettre fin à la crise. (Jeudi 14 septembre 2017) Le président vénézuélien s'est dit d'accord pour dialoguer avec l'opposition dans le cadre d'une médiation espagnole et dominicaine. (Mardi 12 septembre 2017) Nicolas Maduro était pressenti pour venir à l'ouverture de la session du Conseil des droits de l'Homme au Palais des Nations, à Genève. Mais il s'est fait remplacer. Il a choisi de partir sur Alger. (11 septembre 2017) Ouettes d'Egypte, cochons nains, chèvres, lapins, paons bleus, perroquets tropicaux ou pintades de Numidie: une quarantaine d'animaux ont été volés, tués ou découpés sur place entre juin et juillet, selon des sources du zoo de Zulia. (9 septembre 2017) Le président Maduro (photo) ne fera pas l'objet d'une enquête a déclaré le procureur général du Venezuela Tarek William Saab. (Photo d'archives) Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, sera à Genève le 11 septembre pour l'ouverture de la 36e session du Conseil des droits de l'Homme. (4 septembre 2017) Lilian Tintori, la femme du leader de l'opposition Leopoldo Lopez, estime qu'elle est retenue contre son gré au Venezuela, alors qu'elle doit partir à l'étranger pour rencontrer plusieurs dirigeants européens. (Samedi 2 septembre 2017) Quelque 500 opposants se sont réunis à Caracas en hommage aux manifestants anti-Maduro tombés depuis avril. (Mercredi 30 août 2017) Le Haut commissaire aux droits de l'homme a estimé mercredi à Genève que la démocratie était «à peine en vie, si elle existe encore» au Venezuela. (Mercredi 30 août 2017) Luisa Ortega a dénoncé depuis le Costa Rica la volonté qu'aurait le gouvernement vénézuélien de l'abattre. (Lundi 28 août 2017) L'armée vénézuélienne était mobilisée samedi et dimanche pour des exercices militaires en réponse à la «menace» du président américain Donald Trump. (Samedi 26 août 2017) Le président américain Donald Trump a annoncé de nouvelles sanctions contre la «dictature» du Venezuela. (Vendredi 25 août 2017) Le président vénézuélien Nicolas Maduro a mis en garde jeudi les militaires contre toute «fracture» au sein de leurs rangs. Il a appelé «ceux qui doutent» à quitter l'armée «immédiatement». (25 août 2017) La future Constitution vénézuélienne qui sera rédigée par l'Assemblée constituante sera soumise à un référendum, a annoncé cet organe législatif contesté. (Jeudi 24 août 2017) Luisa Ortega (à droite) avec le procureur-général brésilien Rodrigo Janot. Elle affirme avoir beaucoup de preuves sur la corruption du régime de Maduro. (Mercredi 23 août 2017) L'ancienne procureure générale du Venezuela est arrivée mardi en provenance de Colombie, première étape de sa fuite, Le président Maduro réclame son arrestation. (Mercredi 23 août 2017) Accueillie à l'aéroport de Brasilia, elle a déclaré qu'elle allait «parler d'Odebrecht, de l'affaire de corruption au Venezuela et de ma situation». (Mercredi 23 août 2017) Le Venezuela va lancer un mandat d'arrêt international contre l'ex-procureure générale Luisa Ortega, en fuite vers le Brésil après une étape en Colombie, a annoncé Nicolas Maduro. (Mardi 22 août 2017) Vendredi 18 août, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a été privé de la majorité de ses pouvoirs par l'Assemblée Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. L'ex-procureure générale Luisa Ortega, évincée par l'Assemblée constituante s'est réfugiée en Colombie, vendredi 18 août. Chaviste devenue opposante farouche au président du même bord politique, Nicolas Maduro, elle a été écartée du pouvoir dès que la Constituante a été instalée. (Image d'archive) epa06305031 A handout photo made available by Miraflores, shows the Venezuelan President Nicolas Maduro, speaks during a government event, in Caracas, Venezuela, on 02 November 2017. Maduro order the refinancing and restructuring of all foreign debt but assured that he will liquidate the 1.121 billion dollars that he must pay to the holders of one of the bonds of the state oil company Petroleos de Venezuela (PDVSA). EPA/PRENSA MIRAFLORES HANDOUT HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

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Le Venezuela doit rembourser vendredi une échéance de 81 millions de dollars, au risque sinon de se retrouver en situation de défaut de paiement sur sa dette extérieure, qu'il veut restructurer malgré sa crise économique, politique et humanitaire.

Même s'il effectue ce paiement, il ne sera pas au bout de ses peines: un nouveau versement de 200 millions de dollars est programmé lundi, jour où le président Nicolas Maduro a convoqué les créanciers internationaux à Caracas pour entamer des négociations.

La dette du Venezuela envers l'étranger est estimée à 150 milliards de dollars. Mais ses réserves en devises ont fondu à 9,7 milliards de dollars, alors que d'ici la fin de l'année il doit rembourser de 1,47 à 1,7 milliard, puis environ 8 milliards en 2018.

«Nous sommes à la fin du match»

Autrefois le plus riche d'Amérique latine, le pays pétrolier, ruiné notamment par la chute des cours du brut, n'est plus que l'ombre de lui-même: la majorité des aliments et médicaments ont disparu des rayons, générant une crise politique et un mécontentement populaire cristallisé dans les manifestations violentes du printemps, qui ont fait 125 morts.

«D'une façon ou d'une autre, le gouvernement et (le groupe public pétrolier) PDVSA vont faire défaut» sur leur dette, prédisait jeudi Edward Glossop, analyste de Capital Economics, dans une note. «Nous sommes à la fin du match et c'est maintenant une question de jours -et non de semaines- avant que le défaut de paiement soit confirmé», a-t-il ajouté.

Cette semaine, les agences de notation Fitch, S&P Global Ratings et Moody's ont dégradé la note du Venezuela face à l'imminence d'un défaut, s'inquiétant du paiement de 1,161 milliard de dollars annoncé vendredi dernier par le gouvernement... mais toujours pas parvenu aux créanciers.

La communauté internationale hausse le ton

Saisi par certains d'entre eux, un comité spécialisé à New York, assemblé par l'ISDA -sorte de vigie mondiale des notes souveraines- et composé de 15 sociétés financières, se réunit vendredi matin à ce sujet. Selon Capital Economics, il devrait confirmer ce retard de paiement. Le comité «peut prendre une décision lors de cette réunion ou voter pour se réunir à nouveau et débattre encore de la question», a expliqué par mail à l'AFP une porte-parole de l'ISDA.

L'accélération des difficultés de Caracas survient au moment où la communauté internationale, qui dénonce une radicalisation du gouvernement socialiste, vient à nouveau de hausser le ton.

Mercredi, les ambassadeurs des 28 pays de l'Union européenne ont donné leur feu vert à l'adoption de sanctions contre le Venezuela, dont un embargo sur les livraisons d'armes, selon des sources diplomatiques.

Nouvelles sanctions

Jeudi, les Etats-Unis ont annoncé une nouvelle vague de sanctions visant dix responsables soupçonnés d'avoir sapé le processus électoral, censuré des médias ou commis des actes de corruption dans les programmes alimentaires.

Washington interdit déjà à tout citoyen et toute banque américaine d'acheter de nouvelles obligations ou de négocier des accords proposés par le gouvernement vénézuélien ou par la société pétrolière PDVSA. Dans ce cadre, difficile d'imaginer que des créanciers américains -selon Caracas, 70% des détenteurs de bons vénézuéliens sont des Etats-Unis ou du Canada- se rendent lundi à l'invitation de M. Maduro.

«Cela complique la négociation d'un accord avec les créanciers», souligne Andrea Saldarriaga, analyste pour l'Amérique latine du centre Atlantic Council, pour qui «le scénario le plus probable est un éventuel défaut de paiement».

Le président Maduro accuse les Etats-Unis de «persécution financière» pour asphyxier le Venezuela en raison de son gouvernement socialiste. Il espère se sauver grâce à la Chine, à qui il doit 28 milliards de dollars, et la Russie, qui s'apprête à signer un accord pour restructurer 3 milliards sur 8.

Selon les experts, pour convaincre ses créanciers de restructurer la dette -c'est-à-dire rééchelonner les remboursements, et, le plus souvent, diminuer ou effacer des créances-, le gouvernement doit présenter un plan de réformes économiques pour redresser le pays, dont le PIB a fondu de 36% ces quatre dernières années. «Il doit offrir des garanties qu'il va payer», insiste l'économiste Orlando Ochoa.

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • Paul Escobar le 10.11.2017 09:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cessez le massacre

    Maduro pourrait payer cela avec son argent de poche mais il ne le fera!! Il préfère demander un arrangent de paiement et continuer à se remplir les poches!!!

  • Moro Bobos le 10.11.2017 09:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Au fait....

    Excusez-moi de parler un peu hors sujet, mais je me rappelle qu'au dernier rapport de l'ONU qui hurlait contre la Suisse, les critiques les plus virulentes venaient des USA et du Venezuela.... Question crédibilité, on ne fait pas mieux.

  • Guy Hacquin. le 11.11.2017 02:58 Report dénoncer ce commentaire

    Vénézuéla

    Maduro à complètement ruiné le Vénézuéla,le bolivar ne vaut plus rien,le peuple meure de faim,les gens fuient le pays pour la Colombie et le Brésil.

Les derniers commentaires

  • Guy Hacquin. le 11.11.2017 02:58 Report dénoncer ce commentaire

    Vénézuéla

    Maduro à complètement ruiné le Vénézuéla,le bolivar ne vaut plus rien,le peuple meure de faim,les gens fuient le pays pour la Colombie et le Brésil.

  • Paul Escobar le 10.11.2017 09:54 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Cessez le massacre

    Maduro pourrait payer cela avec son argent de poche mais il ne le fera!! Il préfère demander un arrangent de paiement et continuer à se remplir les poches!!!

  • Moro Bobos le 10.11.2017 09:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Au fait....

    Excusez-moi de parler un peu hors sujet, mais je me rappelle qu'au dernier rapport de l'ONU qui hurlait contre la Suisse, les critiques les plus virulentes venaient des USA et du Venezuela.... Question crédibilité, on ne fait pas mieux.

  • Flooo le 10.11.2017 08:35 Report dénoncer ce commentaire

    Pas de panique

    Quand ton créancier t'empêche de payer ta dette, c'est soit qu'il est stupide, soit qu'il veut directement récupérer la boite (le vénézuela dans ce cas). En attendant ce sont les vénézuéliens qui vivent sous embargo.