Rigueur

09 février 2012 15:32; Act: 09.02.2012 21:39 Print

La BCE confirme un accord en GrèceLa BCE confirme un accord en Grèce

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a confirmé jeudi que les responsables politiques grecs étaient arrivés à un accord sur le nouveau plan de rigueur.

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Le président de la Banque centrale européenne a confirmé qu'un accord a été trouvé en Grèce sur un nouveau plan de rigueur. (photo: Reuters)

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«Le Premier ministre grec m'a informé que les partis en présence étaient arrivés à un accord», a déclaré M. Draghi, rappelant qu'une réunion de l'Eurogroupe aurait lieu en fin d'après-midi à Bruxelles au sujet de la Grèce.

M. Draghi a par ailleurs répété qu'il restait opposé à tout «arrangement avec la loi» pour contourner l'interdiction faite par les Traités européens à la BCE de financer un pays membre.

«Toutes ces discussions sur un partage par la BCE des pertes essuyées par la Grèce sont sans fondement», a-t-il déclaré. «L'idée que la BCE pourrait donner de l'argent pour le programme (d'aide à la Grèce) serait une violation de la prohibition de financer» les Etats, selon lui.

«Accord général» du gouvernement

Un «accord général sur le contenu du nouveau programme» de rigueur demandé à la Grèce par l'UE et le FMI a été conclu jeudi, en vue de la réunion dans la soirée de l'Eurogroupe consacrée au plan de renflouement du pays surendetté, a indiqué un communiqué des services du Premier ministre grec.

«Les dirigeants politiques se sont entendus sur les résultats des négociations» menées par Lucas Papadémos avec la troïka représentant les créanciers UE et FMI du pays, a ajouté ce communiqué, rappelant que la voie était ainsi ouverte au déblocage de prêts de 130 milliards d'euros promis au pays fin octobre par la zone euro.

45 milliards

La BCE détiendrait environ 45 milliards d'euros d'obligations publiques grecques, acquises à l'occasion de ses rachats de titres sur le marché secondaire face à la crise de la dette.

Elle a été appelée à renoncer à une partie de ces créances, alors que les pertes de 100 milliards d'euros consenties par les banques et fonds d'investissement créanciers d'Athènes sont jugées, notamment par le FMI, insuffisantes pour permettre au pays de s'en sortir.

Quelques minutes avant la conférence de presse de M. Draghi, une source gouvernementale grecque avait indiqué qu'un accord «final sur le paquet de mesures» de rigueur avait été conclu au sein du gouvernement grec.

«Une question était restée en suspens» à l'issue d'une réunion dans la nuit des trois chefs des partis soutenant le gouvernement de Lucas Papademos, «il y a maintenant un accord final», a affirmé cette source, sans toutefois confirmer que cet accord incluait bien les trois partis gouvernementaux, alors que des rumeurs faisaient état d'une divergence de la petite formation d'extrême droite Laos.

Le FMI peut prêter plus

Le Fonds monétaire international a salué jeudi l'accord entre les partis politiques en Grèce et estimé qu'un nouveau programme international d'aide au pays était possible.

«Un large soutien politique pour le programme est crucial, et c'est la raison pour laquelle nous FMI, avec nos partenaires en Europe, avons pris tout ce temps pour discuter avec les dirigeants politiques en Grèce des mesures d'un éventuel nouveau programme», mais «il faut en faire plus» en termes de mesures budgétaires et économiques, a déclaré un porte-parole de l'institution, Gerry Rice, lors d'un point de presse à Washington.

La directrice générale, Christine Lagarde, a salué jeudi l'accord trouvé en Grèce sur un nouveau programme de rigueur comme étant «très encourageant», à son arrivée à Bruxelles où elle doit participer à une réunion de l'Eurogroupe.

«Il y a clairement certaines nouvelles très encourageantes en provenance d'Athènes, après le travail très difficile qui a été accompli, je pense que c'est positif», a dit Mme Lagarde, ajoutant qu'«il reste encore à faire». Le plan de rigueur demandé à la Grèce est une condition à de nouveaux prêts de l'Europe et du FMI.

(afp)