Energie

14 novembre 2017 15:47; Act: 14.11.2017 16:12 Print

La Suisse négocie en coulisse avec GE Power

Le groupe américain a annoncé des restructurations qui menaceraient des milliers d'emplois. La Suisse pourrait être toucnée par ces mesures.

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Johann Schneider-Ammann a rencontré à Atlanta des dirigeants de l'unité GE Power. (Photo: AFP)

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Alors que de nouvelles suppressions massives d'emplois pourraient toucher les sites helvétiques de General Electric (GE), Berne négocie en coulisse. Ces dernières semaines, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a ainsi rencontré à Atlanta des dirigeants de l'unité GE Power.

Menant une délégation avec le président de l'Union patronale suisse, Valentin Vogt, le ministre de l'économie s'est ainsi rendu à la mi-octobre à Atlanta. Cette ville abrite le siège de GE Power, unité du géant américain qui comprend notamment les activités reprises au français Alstom. Les deux hommes y ont rencontré le directeur de cette entité, Russell Stokes, et son équipe.

Vincenza Trivigno, la chancelière du canton d'Argovie, y participait également en tant que représentante des sites argoviens de GE, indique mardi le Département de l'économie et de l'intérieur argovien. A cette occasion, un groupe de travail formé de représentants du canton et de la Confédération a été constitué.

Outre Valentin Vogt et Vincenza Trivigno, ce groupe compte comme membres Stefan Brupacher, secrétaire général du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) ainsi que Joël Mesot, le directeur de l'Institut Paul Scherrer.

Début novembre, de nouvelles discussions ont été menées à Paris entre Russell Stokes et une délégation suisse.

Limiter la casse

«Ce déploiement d'activité vise à réduire autant que possible les conséquences négatives pour le site industriel argovien», explique le président du gouvernement argovien Urs Hofmann, cité dans le communiqué. Il s'agit aussi de poser les bases pour de nouvelles activités dans d'autres unités d'affaires de GE.

Le gouvernement s'engage à tout mettre en oeuvre afin de promouvoir les avantages de la Suisse en tant que site industriel et de recherche, afin que celle-ci soit considérée à sa juste valeur dans le cadre de la restructuration du géant industriel américain en crise. Aarau maintient des contacts réguliers avec GE depuis janvier 2016, a ajouté Urs Hofmann.

A la fin de l'été, alors que nombre de signaux laissaient entrevoir que GE pourrait procéder à une nouvelle restructuration d'envergure, le gouvernement argovien et Johann Schneider-Ammann sont entrés en contact sans délai avec la direction du groupe.

Dans le cadre de la réorganisation annoncée en janvier 2016 et qui doit se solder par la suppression de 900 emplois, le canton a apporté un soutien aux salariés concernés via les Offices régionaux de placement (ORP). Le gouvernement argovien s'engage à en faire de même dans le cas d'un nouveau redimensionnement d'envergure.

Recentrage et économies au menu

Lundi, GE a annoncé un plan de restructuration visant à recentrer le géant industriel sur trois activités, soit l'aéronautique, la santé et l'énergie. Destiné à réduire les coûts, le recentrage, qui s'accompagne de cessions dans les transports, entre autres, pour 20 milliards de dollars (19,7 milliards de francs) devrait se solder par la suppression de milliers d'emplois.

GE n'a pas précisé le nombre de postes affectés ni les régions concernées, si ce n'est que GE Power allait au-devant d'une profonde refonte pour se remettre du retournement des marchés de l'énergie et s'adapter à leur mutation. La division, qui fabrique des turbines à gaz, turbines à vapeur et autres générateurs, est très présente en Argovie sur les sites de Baden, Birr et Oberentfelden.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • he le 14.11.2017 20:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    je suis industriel et je le reste

    lui ne prêche que pour ses intérêts

  • Marc S le 14.11.2017 19:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On nest pas malin

    M. Schneider-Amnann, quand vous applaudissez quand les chinois achètent une société suisse, nous risquons également aussi du chômage comme cest le cas avec GE. Alors ne vous réjouissez pas quand une société tombe aux mains de sociétés étrangères. En plus, vous avantagez pas assez les sociétés suisses pour les contrats indigènes.

  • Candide le 14.11.2017 17:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Énergie

    C'est pour qu'on soit plus les plus riches du monde.

Les derniers commentaires

  • he le 14.11.2017 20:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    je suis industriel et je le reste

    lui ne prêche que pour ses intérêts

  • Marc S le 14.11.2017 19:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On nest pas malin

    M. Schneider-Amnann, quand vous applaudissez quand les chinois achètent une société suisse, nous risquons également aussi du chômage comme cest le cas avec GE. Alors ne vous réjouissez pas quand une société tombe aux mains de sociétés étrangères. En plus, vous avantagez pas assez les sociétés suisses pour les contrats indigènes.

  • Guy Molleton le 14.11.2017 19:21 Report dénoncer ce commentaire

    Il faut arreter

    de croire que nous sommes dans une bulle protegee. la Suisse sera touchee comme le reste du monde.

  • Candide le 14.11.2017 17:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Énergie

    C'est pour qu'on soit plus les plus riches du monde.