Conflit fiscal

24 novembre 2012 09:34; Act: 24.11.2012 09:42 Print

La presse suisse donne peu d'avenir à Rubik

Au lendemain du «non» du Bundesrat allemand à l'accord fiscal avec la Suisse, la presse romande et alémanique ne donnait, samedi, plus beaucoup de chances au modèle Rubik.

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Par exemple, pour «Le Temps», le refus par l'Allemagne de l'accord avec la Suisse met dans l'immédiat davantage les banques que le Conseil fédéral dans une situation délicate. «Le moment est donc venu de sortir le plan B. Officiellement il n'y en a pas. Cette posture avait tout son sens pendant la négociation de l'impôt libératoire. Aujourd'hui, elle ne tient plus», note le journal.

Encore possible

«Il ne faut pas enterrer Rubik», écrit au contraire la «Tribune de Genève». Cet «ingénieux» système a reçu «un sacré coup de gourdin», mais l'accord ne se réduit pas à l'Allemagne, rappelle le journal. Dès le 1er janvier prochain, il entrera en application en Autriche et en Grande-Bretagne. «Comme dans le jeu magique, une autre combinaison est possible! Rubik? Jamais ce nom n'aura été mieux porté», affirme l'article.

Pour «Le Quotidien jurassien», l'échec s'inscrit dans la perspective des élections législatives allemandes d'octobre 2013. «L'opposition rouge-verte a tiré le maximum d'une instrumentalisation politique de cette polémique». «Berne et Berlin veulent encore croire à un miracle», réalisé par la commission de médiation. «Mais dans l'actuel climat politique allemand d'avant campagne électorale, un tel miracle paraît très aléatoire».

La «Neue Zürcher Zeitung» n'enterre pas un «système sophistiqué des impôts à la source». La Suisse a rempli sa tâche et «a développé un modèle fiscal qui est adapté», écrit la «NZZ». Il vaut la peine pour cette raison «de se battre pour une telle solution», écrit- elle. Aussi bien la Grande-Bretagne que l'Autriche, avec lesquelles la Suisse a conclu des accords similaires, ont considéré que cette attitude permettait d'atteindre les objectifs dans le différend fiscal.

Pas solide

Mais il est aussi clair pour le journal zurichois que «la construction judicieuse des impôts à la source» reste pour le moment «bâtie sur du sable». Les accords avec Londres et Vienne ne constituent pas «des fondements solides».

La «Basler Zeitung» redoute, elle, que ces deux pays renoncent à l'accord avec la Suisse après le non» allemand. Et des «efforts coordonnés» seraient lancés en Europe «pour atteindre l'échange automatique d'informations», poursuit-elle.

Un avis partagé par la «Südostschweiz», alors le «St. Galler Tagblatt» souligne malgré tout que l'Allemagne est au premier abord le «perdant» du vote de vendredi. Des milliards auraient pu revenir à ce pays avec la taxation des fraudeurs, selon lui.

Pour le «Tages-Anzeiger» aussi, «le concept d'impôt à la source a échoué». Cette construction suisse n'a pas séduit au niveau international. «Au contraire, la Suisse va bientôt signer un accord avec les Etats-Unis qui prévoit une sorte d'échange de données unilatéral», ajoute le quotidien.

Enfin, le «Blick» estime qu'il faut rapidement reprendre les négociations et cela directement avec l'UE plutôt qu'avec les Etats individuels. De plus, il s'agirait d'écouter des banquiers «raisonnables», ceux qui se préparent à un échange automatique d'informations.

(ats)

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Les derniers commentaires

  • Calinizer le 25.11.2012 01:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    USA, UE, même combat!

    Comment peut-on croire appliquer en Suisse l'échange automatique d'informations avec les USA, tel que prévu par la nouvelle loi FATCA, sans envisager devoir le faire un jour avec l'UE? D'ailleurs, on ne peut même pas parler vraiment d'échange d'informations avec les USA puisque la Suisse va déclarer sans recevoir aucune information en retour... Vous pensez bien à cet égard que l'UE va réclamer son dû! Difficile de lui opposer que ce que l'on a accepté de faire bon gré mal gré pour les USA, on ne peut accepter de le faire pour elle. Alors, en attendant, elle nous tient par les... Bilatérales!

  • La Fouine le 24.11.2012 19:45 Report dénoncer ce commentaire

    guerre économique

    A tous ceux qui n'ont rien compris il ne s'agit pas de secret bancaire ou de spoliation ou de fraudes de fiscs étrangers, il s'agit d'une guerre économique entre un Etat qui se porte (encore) pas trop mal et des états dans la m...qui doivent soutenir financièrement les plus dispendieux. Une seule solution: démanteler l'UE et rétablir des murs de 100m de haut et de 10m d'épaisseurs aux frontières en laissant les Etats laxistes dans leur fange. "Histoire de la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf". Singapour petit Etat qui ne se laisse pas faire n'est pas ennuyé par qui que c

    • Moufette le 25.11.2012 09:31 Report dénoncer ce commentaire

      L'histoire se répète

      Oui, une guerre mais avec des armes de papier. L'histoire se répète entre l'Europe et l'Allemagne et bien sûr la Suisse.

  • Yves-Michel Baechler le 24.11.2012 12:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Un compromis illusoire

    Non, il n'y aura pas de compromis. Les principes fondent l'état de droit. Tout le reste n'est que populisme et veulerie. L'égalité devant l'impôt - en toute transparence - ne s'achète pas. Le tort de la Suisse est une nouvelle fois d'avoir voulu suivre les mauvais conseils de ses banquiers. A quand, la vraie émancipation ...

    • Yeehaaa le 24.11.2012 23:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      Mwaich

      Hmm si nous n'avions pas suivi nos banquiers. je pense que nous serions entrains de défiler dans la rue à exprimer notre ras-le bol de payer les dettes de l'EU et de faire whouaf whouaf à toutes ses demandes. Le problèmes ce sont nos politiciens, incapables de soutenir et défendre nos intérêts.

  • Crésus le 24.11.2012 11:48 Report dénoncer ce commentaire

    Gouverner c'est prévoir

    Le monde va tôt ou tard exiger l'abandon du secret bancaire, autant commencer aujourd'hui à s'en séparer avec douceur plutôt que d'en être obligé plus tard avec brutalité

    • Eric Lasalle le 24.11.2012 13:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      À nous de changer et de nous surpasser

      C'est ce que je pense depuis le début. Il faut que les banques suisses apprennent à fonctionner différemment, comme ses consurs européennes. Les afflux massifs d'argents plus ou moins douteux, dont on voit encore l'exemple dans un article de ce jour sur la mafia italienne et ses placements au tessin doivent changer. La banque de qualité, innovante et au service de ses clients, nous suisses avons tout à y gagner. Comment peut on fanfaronner sur notre économie prospère, si une partie de celle ci se fait au dépend de nos voisins?

    • Mouai le 25.11.2012 10:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      Mouai

      Brutalité? Vous croyez que ces pays sont en marge d'exiger par la force ou la violence quoique ce soit d'un état souverrain? Déjà que le monde ne bouge pas contre les divers dictateurs, criminels et autres misères vous pensez qu'ils vont s'en prendre à un petit pays prospère? Vous me direz l'argent est une belle motivation mais bon. La suisse est un rouage important, on importe beaucoup et nos voisins ne vont pas s'en plaindre.

  • Ok le 24.11.2012 11:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mouai

    On est dans la merde pour changer si j'ai bien tout compris?