Une info à nous transmettre? Une histoire à nous raconter? Ecrivez-nous à
web@20minutes.ch 
Banques
08 février 2012 17:25; Act: 08.02.2012 17:33 Print
Les banquiers privés obligés de se moderniser
Sous pression face aux nouvelles réglementations au niveau mondial, les banques privées helvétiques doivent se moderniser de toute urgence, conclut une étude de KPMG et de l'Université de Saint-Gall.
Les banquiers privés suisses doivent se moderniser, selon une étude de KPMG et de l'Université de St-Gall. (photo: Reuters)
Dévoilée mercredi par le cabinet d'audit et de conseils, l'étude menée auprès de 82 instituts financiers européens intervient dans un contexte difficile pour le secteur de la gestion de fortune, deux semaines à peine après le sabordage de la Banque Wegelin & Co.
Pour triompher des coûts massifs liés à la réglementation, d'un environnement volatil, de taux d'intérêt à un bas niveau et du franc fort, les banques privées doivent s'adapter, pressent les experts de KPMG. Le potentiel réside clairement dans les marchés émergents et les banquiers suisses y nourrissent des ambitions majeures.
Les gestionnaires de fortune visent en première ligne l'Europe centrale et orientale, la Russie, le Moyen-Orient, l'Amérique latine et l'Asie. Reste que, à en croire les auteurs de l'étude, tous n'ont pas une vision claire de leur stratégie. «La plupart des banques privées suisses continuent de miser sur les activités transfrontalières qui ont fait leurs preuves», assènent-ils.
Selon KPMG, cette démarche touche à ses limites en raison du renforcement des réglementations et des coûts induits. Pour la Suisse, la pression régulatoire américaine et européenne est devenue trop forte et la conformité fiscale devient désormais indispensable.
Or, seuls quatre établissements sur cinq en Suisse prévoient de remplir les exigences de transparence d'ici à cinq ans. Les avoirs non déclarés demeurent un défi épineux, en dépit des solutions négociées avec l'Allemagne ou le Royaume-Uni.
Retard technologique
Les petites banques privées en particulier ont tout intérêt à mieux segmenter leurs clients. Elles devront se concentrer sur certaines régions, groupes d'âge ou religions par exemple.
Les clients asiatiques, observent les experts, exigent des prestations couvrant la gestion de fortune, mais aussi l'immobilier, les matières premières et les services d'investissement. Ainsi, les instituts helvétiques, par tradition gestionnaires de patrimoine, devront revoir leur concept.
D'autant plus que la jeune clientèle orientale ne jure plus que par l'activité bancaire en ligne. En Suisse pourtant, les deux tiers des banques privées consultées résistent aux nouvelles technologies.
(ats)












