Suisse

19 juin 2017 12:37; Act: 19.06.2017 18:42 Print

Les grandes banques créent moins de valeur

La contribution des géants comme UBS et Credit Suisse à la valeur ajoutée brute du secteur a reculé, passant de 41% à 35% entre 2007 et 2014.

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UBS et Credit Suisse continuent de se tailler la part du lion dans la création de valeur bancaire mais moins qu'auparavant. (Photo: Keystone)

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Plus d'un franc sur trois généré dans le secteur bancaire suisse va sur le compte des grandes banques. UBS et Credit Suisse ont néanmoins perdu du terrain depuis la crise financière de 2008: leur contribution à la valeur ajoutée brute du secteur est passée de 41% à 35% entre 2007 et 2014.

Les banques en mains étrangères et les banques boursières appartenant à la catégorie «autres banques» ont en revanche pu progresser. Elles se situent désormais presque au même niveau que les grands établissements. La raison: elles ont enregistré davantage de commissions, indique lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans son «Analyse du secteur financier» de 1994 à 2014.

Les banques cantonales et régionales ont en outre profité des difficultés des grandes banques et ont pu leur grignoter des parts de marché. Elles se concentrent avant tout sur une activité de crédits, ce qui leur permet d'afficher ainsi une plus grande stabilité sur la période analysée, face aux grandes banques dont les revenus sont plus dépendants des marchés.

Assurance dommages rentables

L'enquête de l'OFS montre encore que le secteur des assurances a fortement évolué. Alors que les assurances-vie comptaient encore pour plus d'un tiers de la valeur ajoutée brute du secteur des assurances et caisses de pension au milieu des années 1990, ce taux baisse à 11% en 2014. Elles ont notamment perdu en attractivité du fait de la baisse des rendements des placements financiers.

En revanche, les institutions privées d'assurance dommages ont augmenté leur part à la valeur ajoutée du secteur assurantiel de façon presque ininterrompue, passant de 20% à 34% en 20 ans.

Sur cette période, les primes acquises ont presque doublé, tandis que le taux de sinistralité (qui correspond au ratio entre le montant des sinistres dus et celui des primes) s'est généralement réduit. Cela leur a permis d'augmenter leur rentabilité. Les réassureurs ont aussi connu une évolution positive, dégageant désormais presque un tiers de la valeur ajoutée du secteur. Leur importance s'est fortement accrue après le 11 septembre 2001.

L'OFS compte à l'avenir publier des données annuelles sur le secteur financier.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • analyste le 19.06.2017 21:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quelle surprise!!!

    Pour gravir les échelons dans une grande banque il faut avant tout avoir un égo surdimensionné, être sans scrupules, affirmatif même si on ne comprend pas ce qu'on dit, savoir engager un employé pour le virer 3 mois plus tard ou licencier du personnel pour en rengager peu après pour manque d'effectif. Souffler dans le sens du vent: comptabilité et informatique en Inde ou ailleurs. La performance n'est pas importante: dans le pire des cas c'est le citoyen suisse qui passera à la caisse. Solution pour créer de la valeur: virer ces incompétents sans scrupules et engager des managers de chez nous avec des valeurs Suisses.

  • Gaston le 19.06.2017 22:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ah bon

    C'est normal, les clients font que de raler pke ils payent trop :-P

Les derniers commentaires

  • Gaston le 19.06.2017 22:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ah bon

    C'est normal, les clients font que de raler pke ils payent trop :-P

  • analyste le 19.06.2017 21:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quelle surprise!!!

    Pour gravir les échelons dans une grande banque il faut avant tout avoir un égo surdimensionné, être sans scrupules, affirmatif même si on ne comprend pas ce qu'on dit, savoir engager un employé pour le virer 3 mois plus tard ou licencier du personnel pour en rengager peu après pour manque d'effectif. Souffler dans le sens du vent: comptabilité et informatique en Inde ou ailleurs. La performance n'est pas importante: dans le pire des cas c'est le citoyen suisse qui passera à la caisse. Solution pour créer de la valeur: virer ces incompétents sans scrupules et engager des managers de chez nous avec des valeurs Suisses.