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Pétrole
08 février 2012 09:57; Act: 08.02.2012 12:50 Print
Petroplus intéresse un groupe américain
La société GEM Group serait intéressée à investir dans le groupe zougois et relancer les activités de ses sites européens.
Les cinq raffineries du groupe zougois Petroplus, dont celle de Cressier (NE), suscitent un intérêt croissant en vue d'un rachat intégral. Après Goldsmith Group la semaine passée, c'est au tour de l'américain Global Emerging Markets (GEM Group) de sortir du bois.
GEM Group s'est dit intéressé à investir dans Petroplus pour relancer ses cinq sites européens, a indiqué mercredi l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie française de Petit-Couronne, près de Rouen. Pour mémoire, le groupe sis à Zoug est en proie à de graves problèmes financiers depuis fin 2011.
Deux émissaires de GEM Group ont visité mardi la raffinerie. Ils ont rencontré la direction locale et l'intersyndicale.
Discussion franche
«GEM Group se dit prêt à recapitaliser l'ensemble du groupe à hauteur de 1,4 milliard de francs et à apporter du brut pour faire fonctionner les raffineries», a précisé Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale.
Selon le syndicaliste, GEM Group se positionne comme investisseur avec l'appui de banques européennes et s'adosserait à un pétrolier pour relancer les cinq raffineries. Outre Cressier et Petit-Couronne (Seine-Maritime), celles-ci se trouvent à Anvers (Belgique), Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne).
Yvon Scornet assure avoir eu «une discussion franche et contructive» avec les émissaires tout en disant attendre de voir «les tenants et aboutissants» de l'offre de GEM Group. «Plus il y aura de propositions de reprise, mieux cela vaudra pour nous», a ajouté le syndicaliste.
Goldsmith et Klesch
L'intérêt de GEM Group pour un rachat complet des sites de Petroplus fait suite à celui manifesté jeudi passé par Goldsmith Group. Basé en Suisse, ce dernier est un fonds d'investissement créé par l'entrepreneur allemand Clemens Vedder. Il compte parmi les actionnaires de Petroplus.
Précédemment, le groupe d'investissement Klesch, spécialisé dans la reprise d'entreprises données pour mortes à l'instar de Goldsmith, a aussi fait part de son intérêt. Toutefois, dans ce cas, l'entité de l'homme d'affaires anglo-américain Gary Klesch ne rachèterait que les sites de Petit-Couronne, Coryton et Ingolstadt.
Le feuilleton a commencé à la fin de l'an passé avec la décision des banques créancières de couper leurs lignes de crédit à Petroplus, dont la situation s'était dégradée au fil des mois. Des procédures de sursis concordataires ont été engagées en Suisse notamment. Elles visent à protéger les intérêts des créanciers.
Sursis concordataire pour Cressier
La semaine dernière, la raffinerie de Cressier, qui compte quelque 260 employés, a ainsi obtenu un sursis concordataire provisoire de deux mois devant le tribunal régional de Boudry (NE). La demande avait été formulée dans la foulée de l'échec des négociations avec les créanciers de Petroplus, qui est le premier raffineur européen.
Selon le directeur du site de Cressier, Gilles Vollin, une dizaine de contacts ont été noués rien que pour la raffinerie neuchâteloise. Celle-ci est fermée depuis la mi-janvier. Pour l'heure, des travaux de maintenance sont effectués en attendant une éventuelle reprise d'activité.
(ats)












