Certification

17 juillet 2017 07:17; Act: 17.07.2017 14:25 Print

SGS accroît ses résultats au premier semestre

Le spécialiste de l'inspection et de la certification genevois a augmenté son bénéfice de 7%.

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SGS a augmenté tant son chiffre d'affaires que son résultat lors des six premiers mois. (Photo: Keystone)

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Le groupe d'inspection et de certification genevois SGS a atteint un premier semestre en croissance. Avec un chiffre d'affaires en hausse de 5% sur un an à 3,05 milliards de francs, il va poursuivre ses acquisitions sans trop les lier à l'affaiblissement du franc.

Le bénéfice attribuable aux actionnaires a crû de 7%, à 276 millions de francs, et le profit ajusté a augmenté de 6,9% à 293 millions, a annoncé lundi le groupe. Autre indicateur, la croissance organique s'est élevée à 3,4%. L'embellie est due principalement au secteur non énergétique.

L'excédent brut d'exploitation (EBITDA) hors exceptionnels (amortissements, frais de restructuration et d'intégration notamment) a progressé de 4,3%, à 428 millions de francs. Le résultat opérationnel avant intérêts et impôts (EBIT) a, lui, pris 4,1%, à 410 millions.

Durant le premier semestre, quatre acquisitions ont été menées, dont une en Suisse, suivies de deux autres après la clôture de ces résultats. «Nous avons beaucoup de choses» possibles pour d'autres initiatives durant les six prochains mois, a indiqué devant la presse le patron de SGS Frankie Ng.

Amélioration minière

Si le groupe se réjouit de l'affaiblissement du franc, il n'en fait pas une priorité dans les décisions liées à sa politique d'acquisitions. D'autres critères entrent en ligne de compte.

Par secteurs d'activité, la croissance la plus forte a été observée dans le secteur des transports, devant la consommation et le commerce de détail, puis l'agriculture, la santé et l'alimentation. Autant de domaines qui vont rester les plus prometteurs à moyen terme selon M. Ng, qui mentionne notamment la santé.

Mais d'autres affaires se portent mieux. Celles dans le secteur minier ont affiché une croissance pour la première fois en trois ans et demi. Et même si le marché reste difficile, les produits pétroliers et le gaz sont aussi à nouveau dans une situation positive, pour la première fois depuis deux ans.

Les acquisitions en Chine et sur le continent américain ont accentué la croissance dans ces zones. Pour le patron de SGS, la Chine, où la croissance de l'entreprise est «plutôt rapide», apporte d'importantes possibilités d'extension avec l'ouverture progressive du marché intérieur.

Peu affecté par le Qatar

Le groupe genevois suit aussi les avancées du projet de nouvelle route commerciale «One Belt One Road» lancé par Pékin. Sans vouloir encore le chiffrer, M. Ng prévoit un «résultat positif» pour SGS et estime que sa société est «bien placée» pour aider le gouvernement chinois à mettre en oeuvre ce nouveau dispositif. Il ajoute que des estimations plus claires pourront être données d'ici «un an ou un an et demi».

Parmi les autres situations internationales, la crise dans le Golfe entre le Qatar et plusieurs pays de la région affecte peu SGS. M. Ng mentionne de «petites perturbations», mais l'activité du groupe au Qatar porte peu sur les liens avec les Etats qui sanctionnent actuellement ce pays.

Le Brexit pourrait lui constituer une «opportunité» pour l'entreprise, à condition qu'une application dure soit décidée. Ce scénario «dépendra des résultats des négociations entre l'UE et la Grande-Bretagne», dit M. Ng.

Dans ce contexte, la société réaffirme ses objectifs d'une croissance organique moyenne de 5% jusqu'en 2020. Mais aussi d'une rentabilité opérationnelle ajustée d'au moins 18%. SGS reste globalement bien placée pour honorer aussi celui d'un milliard de francs d'acquisitions.

Le groupe emploie près de 93'000 employés dans le monde. Le siège genevois totalise lui environ 300 collaborateurs.

(nxp/ats)