Procès du Dr. Murray

12 octobre 2011 21:01; Act: 13.10.2011 08:26 Print

Michael Jackson «aurait pu être sauvé»Michael Jackson «aurait pu être sauvé»

Alors que les avocats du Dr. Murray ont changé leur fusil d'épaule, un cardiologue a affirmé que Michael Jackson aurait pu être sauvé.

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29.11 Le Dr. Murray a été condamné à la peine maximale de quatre ans de prison. 17.11 Paul White, témoin du Dr. Conrad Murray, a été condamné à payer une amende pour «mépris caractérisé» envers la justice. 11.11 Le lit dans lequel le roi de la pop est décédé va être mis aux enchères en décembre avec d'autres mobiliers venant du dernier manoir de la star. 07.11 Le docteur Conrad Murray a été reconnu coupable d'homicide involontaire pour la mort de Michael Jackson. Au terme du procès, il a été incarcéré lundi jusqu'au 29 novembre, date de la sentence. Il risque jusqu'à quatre ans de prison et une interdiction d'exercer. Les fans et la famille de Jackson ici Latoya ont exulté après le verdict 07.11 Le Dr. Murray écoute le verdict qui le reconnaît coupable d'homicide involontaire dans la mort de Michael Jackson. Le juge a ordonné sa détention immédiate. La foule s'était massée lundi pour entendre le verdict du procès. La foule avait choisi son camp avec des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "coupable". 01.11 Le Dr.Murray n'a pas souhaité témoigner à son procès. 31.10 Le Dr White, témoin-clé de la défense, a admis que le Dr Murray avait trop tardé à appeler les secours. 28.10 Le Dr Paul White, expert anesthésiste et dernier témoin de la défense du Dr Murray a affirmé vendredi que le chanteur s'est auto-injecté la dose du sédatif propofol qui a entraîné sa mort en juin 2009. 27.10 Le Dr.Robert Waldman témoigne en faveur du Docteur Murray. 26.10 Les patients du Dr. Murray ont témoigné en sa faveur. Alexander Supall, spécialiste de la surveillance à la police de L.A. a témoigné en faveur du Dr. Murray. Il en va de même pour Dona Norris, cheffe de la communication de la police de Beverly Hills La dernière photo de Michael Jackson, mort, a été diffusée le 11 octobre 2011, lors du procès du Dr. Conrad Murray. 05.10 Tim Lopez, pharmacien, a expliqué que le Dr. Murray avait commandé plusieurs litres de Propofol. 30.09 Le docteur Conrad Murray a menti aux secours venus en urgence au domicile de la star. Le médecin n'aurait jamais mentionné lui avoir administré l'anesthésiant propofol. 29.09 Alberto Alvarez, garde du corps de Michael Jackson, a dit à la cour que le Dr Murray lui a demandé de cacher des médicaments. Amir Williams, l'assistant de Michael Jackson, a déclaré que le Dr Murray lui a demandé de faire disparaître des crèmes. Mardi 27 septembre 2011, le procureur a montré une photo troublante de Michael Jackson, au procès du Dr. Murray. Il a voulu insister sur le fait que le roi de la pop était en pleine forme le 24 juin et décédait le lendemain. Le site TMZ a fait des recherches au sujet de ce cliché du chanteur allongé sur son brancard et découvert qu'il a été un peu trafiqué. Voici la photo originale. Il manque la trame verdâtre et le terme «Homicide» rajoutés par le procureur pour augmenter la force de l'image. Le procès du Dr. Conrad Murray s'est ouvert le 27 septembre 2011, à Los Angeles. Il va durer cinq semaines. Le médecin est accusé d'avoir administré une dose mortelle de Propofol à Michael Jackson. Certains fans l'accusent de monstre. Toute la famille Jackson a assisté au premier jour d'audience. Ici Latoya Jackson. Janet Jackson. La mère du chanteur, Katherine Jackson. Le père du défunt, Joseph Jackson. Jermaine Jackson. Tito Jackson. J. Michael Flanagan, l'avocat du DR. Conrad Murray, arrive au tribunal. Le procureur Ed Walgren. Le juge Michael E. Pastor. L'avocat de la défense Edward Chernoff. Premier témoin à prendre la parole lors du procès, le chorégraphe Kenny Ortega.

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Michael Jackson «aurait pu être sauvé» avec des soins appropriés, a assuré mercredi un cardiologue au procès du médecin de la star à Los Angeles, dont la défense a annoncé avoir abandonné la thèse de l'auto-ingestion de propofol, l'anesthésiant qui a provoqué sa mort.

Depuis quelques jours, les avocats du Dr Conrad Murray se concentraient sur le sédatif lorazepam, également trouvé dans le corps du chanteur et qui, selon l'autopsie, a contribué au décès, sans en être la cause principale.

Ils ont confirmé mercredi qu'ils n'allaient plus plaider l'auto-ingestion de propofol, alors que le procureur David Walgren demandait au juge Michael Pastor l'autorisation de citer pendant le procès une toute nouvelle étude sur cet anesthésiant, prouvant que son ingestion orale a des «effets insignifiants».

«Michael Jackson n'a pas bu de propofol et même s'il l'avait fait, cela ne l'aurait pas tué», a plaidé M. Walgren devant la Cour supérieure de Los Angeles.

Grave intoxication

Le Dr Murray a toujours reconnu devant la police qu'il avait administré à la star du propofol par intraveineuse -- son mode d'administration standard -- le matin de sa mort, le 25 juin 2009. Or, l'autopsie a établi que la star avait succombé à «une grave intoxication» au propofol.

Ses avocats avaient plaidé un temps que la star avait provoqué sa propre mort en ingérant une dose supplémentaire de propofol en l'absence du Dr Murray.

Michael Flanagan, l'un des avocats du médecin, ne s'est pas opposé à la mention de l'étude, précisant: «Nous ne plaidons plus que le propofol a été ingéré oralement dans cette affaire».

Il semble que la défense se dirige désormais vers la thèse d'une ingestion de pilules de lorazepam en l'absence du Dr Murray.

Les débats se sont poursuivis dans la journée avec les témoignages de deux médecins qui ont dressé un portrait au vitriol du Dr Murray.

«Grave négligeance»

Se basant sur les déclarations du médecin à la police, le cardiologue Alon Steinberg a assuré que «Michael Jackson aurait pu être sauvé», si son médecin n'avait pas fait preuve de «graves négligences» dans ses soins.

Le Dr Steinberg a rappelé que le médecin avait quitté la star «deux minutes» pour aller aux toilettes et qu'à son retour, Michael Jackson ne respirait plus.

Mais le chanteur «avait encore une pression sanguine, un pouls et un rythme cardiaque», a-t-il souligné. Avec les soins appropriés, «il aurait clairement pu être sauvé à ce moment», a-t-il martelé.

A ces mots, les membres de la famille Jackson, représentée mercredi par les parents du chanteur, Katherine et Joe, par son frère Randy et sa soeur Rebbie, se sont regardés et ont acquiescé ouvertement.

Enchaînement d'erreurs

Selon le Dr Steinberg, le Dr Murray a enchaîné les erreurs, la plus manifeste étant de ne pas avoir immédiatement appelé les urgences.

«Quand il a vu Michael Jackson dans cet état, il aurait dû se dire: Je n'ai pas l'équipement, je n'ai pas les médicaments, je n'ai pas le personnel et appeler immédiatement le 911 (le numéro des urgences aux Etats-Unis). Au lieu de cela, il a appelé l'assistant» du chanteur, a-t-il observé.

Il a estimé que laisser Michael Jackson seul pendant qu'il recevait du propofol en intraveineuse revenait à «laisser un bébé dormir sur la table de la cuisine».

«Absence d'éthique»

Le docteur en soins intensifs Nader Kamangar, spécialisé dans la médecine pulmonaire et la médecine du sommeil, est allé dans le même sens que son collègue, qualifiant «d'inconcevable» l'utilisation du propofol hors d'un environnement médical étroitement surveillé.

Il a aussi dénoncé «l'absence d'éthique» du Dr Murray, qui a traité l'insomnie du «roi de la pop» avec du propofol sans avoir d'abord essayé de connaître - et éventuellement traiter - les causes de cette insomnie.

«Il semble que le patient avait des problèmes de dépendance aux médicaments» et utiliser du propofol dans un cas comme celui-ci est «en-deçà de tout standard de soin», a-t-il dit.

Poursuivi pour homicide involontaire, le Dr Murray risque jusqu'à quatre ans de prison.

(ats)