«So Sorry!» Bonus

12 novembre 2012 00:33; Act: 13.02.2014 17:58 Print

«C'est une série acide, fraîche et flamboyante»

L'interprète de Steven, Frank Semelet, se confie. Il revient sur son parcours et son rôle dans l'App-série.

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Steven est partout! Ce «fils à papa incompétent, mythomane et obsédé sexuel» est tout de même un personnage des plus attachants!
Mais qui se cache derrière ce personnage aux multiples facettes? C'est le très agréable Frank Semelet. Découverte...

Pourquoi avez-vous voulu devenir comédien?
Pour plein de petites choses, en fait. Un intérêt dès mon plus jeune âge pour le cinéma et son monde, qui me semblaient fascinants devant mon écran de télévision. Dès l'enfance, un goût du jeu, de l'imitation, aimer faire rire. Et puis, à travers la lecture, l'envie de découvrir d'autres univers, d'autres gens, de se glisser par l'imaginaire dans la peau des autres. Et un jour, au lycée de Porrentruy, la possibilité de s'inscrire à un cours de théâtre à option s'est présentée à moi..., et grâce à un merveilleux pédagogue nommé Germain Meyer, la machine a été lancée! La scène, un rideau qui s'ouvre, l'envie de transmettre une émotion, un texte, le rapport extraordinaire avec le public et, dès cet instant, la conviction évidente et profonde que c'est dans cet univers étrange et fascinant que ma vie allait se dérouler. Ensuite, le Conservatoire de Lausanne, entre 1993 et 1997, et c'est parti!

Quels ont été les temps forts de votre carrière?

Difficile pour moi de retirer l'une ou l'autre des nombreuses expériences et rencontres que j'ai pu faire durant mon parcours professionnel, long cette année de 15 ans. J'ai la chance de travailler beaucoup, avec des personnes très différentes, d'aborder des registres variés dans des univers sans liens les uns avec les autres. Je ne suis pas un générateur de projets. J'aime m'insérer dans l'univers d'un créateur ou d'un collectif dont j'apprécie la démarche - que ce soit au théâtre, devant la caméra ou derrière un micro - et donner le meilleur de moi-même pour faire éprouver des émotions aux spectateurs. C'est peut-être étonnant à dire comme ça, mais même si, bien évidemment, certaines des expériences professionnelles que j'ai vécues ont été plus fortes que d'autres, le temps fort de ma carrière, pour moi, c'est l'ensemble. Parce que ce que je fais me passionne. Parce que je suis heureux de voir que la lassitude ne me gagne pas. J'ai toujours autant envie de bouffer du plateau!

Pourquoi avez-vous accepté d’incarner un personnage de «So Sorry»?
J'avais déjà travaillé avec Sébastien Galifier et Acp sur une publicité et quelques autres projets. Puis, lorsque les premiers pilotes de «So Sorry!» ont été imaginés, nous avons travaillé ensemble à l'élaboration de ce personnage de fils à papa incompétent, mythomane et obsédé sexuel. Pour cette première saison, il m'a paru tout naturel de reprendre ce rôle de Steven et, avec Sébastien, nous essayons de l'affiner et d'en faire ressortir sa complexité. Parce que si jouer le crétin de service est vraiment poilant, c'est en y ajoutant des touches d'humanité qu'on va le rendre crédible et, malgré ses tares, touchant pour les spectateurs.

Que pensez-vous de cette nouvelle série?
Il y a quelque chose dans «So Sorry!» qui pétille, qui brille. Comme du champagne en fait... qui en a le goût, aussi! Il y a un côté acide, un autre frais et flamboyant qui nous enivre agréablement. Oui, c'est ça en fait. «So Sorry!» est une série champagne!

(acp)