
Né le 5 décembre 1973 à Rome, Mikelangelo Loconte a décroché la timbale en se voyant offrir le rôle-titre de l’opéra rock «Mozart».
20minutes online. Mikelangelo, vous êtes un homme aux multiples talents. Seriez-vous la réincarnation de Mozart?
Mikelangelo Loconte. (Rires.) Je ne crois pas à la réincarnation. Cela dit, je n’ai pas été choisi par rapport à mes talents, mais juste sur mon attitude. Je n’ai même pas eu besoin de chanter à l’audition: ils m’ont vu et ont dit: «C’est lui Mozart. Pourvu qu’il sache chanter!»
Que dégageait votre attitude?
Je crois qu’ils ont vu dans ma démarche que la scène est mon univers. Je n’ai jamais bien compris les règles de la vie, mais celles de la scène, oui. Et puis, ils ont dû voir dans ma façon d’être que je suis un subversif, pas un révolutionnaire.
Vous portez un prénom, Mikelangelo, qui vous condamne à la réussite artistique!
En fait, mon vrai prénom est Michele. Mais à l’école, on m’a toujours surnommé Mikelangelo, parce que je faisais de la peinture et de la sculpture. C’est resté.
L’opéra rock «Mozart» va se jouer au Palais des Sports de Paris à partir du 22 septembre, après quoi vous partirez en tournée et vous vous arrêterez pas moins de six soirs à l’Arena de Genève, du 20 au 25 avril 2010. Quelle image vous vient en premier à l’esprit quand vous pensez à la Suisse?
Je pense à la nature, à votre respect des animaux et de l’environnement, mais aussi au respect que vous avez des autres en général. Je trouve que les Suisses savent écouter. Je suis venu très souvent dans votre pays et j’y ai vécu plein de choses importantes. J’aime en particulier la ville de Lausanne.
Dans l’album de l’opéra rock «Mozart», qui vient de sortir, quel titre adorez-vous interpréter?
Tout d’abord, ce premier album ne comprend pas encore toutes les chansons de la comédie musicale. Il y en aura d’autres d’ici à la création du spectacle. Sur ce que vous connaissez, j’adore la chanson «Vivre à en crever». J’aime son univers pop et son message. L’homme est un être destiné à être détruit par la nature. Mais malgré cela, l’homme garde l’espoir et fourmille de projets. L’homme est un artiste, un poète. Il trouve là sa grandeur. J’ai compris ce qu’il faut faire pour vivre bien, soit savoir sourire, même si l’on sait que la vie aura une fin.
Vous avez 35 ans, et c’est à cet âge précisément qu’a été fauché Mozart. Quel est votre rapport à la mort?
J’espère que ce sera un passage: je pense dès lors que la vie et l’amour sont des valeurs qu’il faut entretenir. Et ces valeurs, ce n’est pas la mort qui a le pouvoir de les faire disparaître, mais chacun de nous. Il est facile de tuer l’amour, il suffit de ne plus regarder sa propre femme.
Vous avez un côté métrosexuel. Assumez-vous ce côté «garçon au féminin»?
Je suis un mec très hétéro. Je le suis même complétement. Il n’y a rien d’homosexuel en moi. Il est essentiel de comprendre la femme et de la respecter. Mon côté féminin est à l’intérieur.
Côté coeur, le vôtre est-il pris?
Oui, il appartient à Cynthia. Je suis en train d’essayer cette relation et j’espère qu’elle ira bien. Dans la vie, on ne sait jamais. Et c’est d’autant plus le cas pour moi à l’aube des représentations de «Mozart». Alors, j’essaie d’être l’homme le plus fidèle qui soit. C’est une question de loyauté.
Vous viviez en Belgique avant «Mozart». Est-ce à dire que vous vous êtes installé depuis à Paris?
Oui, enfin installer est un bien grand mot. Cela fait longtemps que je suis sans maison. Je vis à l’hôtel et je dois récupérer un appart ces prochains jours, que je devrais rendre en septembre. Disons que le mot le plus juste est: la galère!
Vous êtes un fan de foot. Mais à quel point?
C’est une histoire d’amour. J’adore le foot sans avoir d’équipe favorite. A chaque fois, mon jugement est attaché au comportement et à l’esprit d’une équipe, peu importe d’où elle vient.
Vous vous êtes défini un jour comme un taré. En quoi êtes-vous taré?
Pour «Mozart», je chanterai tous les jours sans m’économiser. Je donnerai tout. Voilà pourquoi je suis un taré. Venez me voir sur scène pour le constater!
"Vivre à en crever", le clip d'une des chansons de l'opéra rock "Mozart":
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