Yann Moix chez Karl Zéro

08 mars 2010 09:28; Act: 08.03.2010 09:38 Print

«Je m’excuse auprès des prostituées de les avoir comparées à la Suisse!»«Je m’excuse auprès des prostituées de les avoir comparées à la Suisse!»

Le réalisateur et écrivain polémiste a enfoncé le clou dans une émission de TV française en s’excusant auprès des prostituées de les avoir comparées à la Suisse et demandant aux Helvètes de faire leur examen de conscience.

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Yann Moix chez Karl Zéro.
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En pleine promotion de son livre «La Meute», Yann Moix était invité il y a quelques jours sur le plateau de l’émission «Zero Info» de Karl Zéro sur BFM TV.

Au début de l’émission, après un rappel des faits, le Français a commencé en déclarant: «Karl, je vais profiter de ton émission pour présenter mes excuses». «Ah», a rétorqué Karl Zéro pensant que Moix allait enfin s’excuser auprès des Suisses pour les propos qu’il s’obstine à tenir.

Mais il était loin de s’imaginer ce que le polémiste avait prévu. «Je vais présenter mes excuses à toutes les prostituées du monde à qui j’ai dû faire beaucoup de peine en les comparant à la Suisse. Je tenais à le faire, c’est fait».

Menaces de mort venant de Suisse

Yann Moix s’est dit étonné de la «puissance de feu aussi foudroyante» du blog sur lequel il avait écrit le texte au départ de la polémique: «J’aime Polanski, je hais la Suisse».

«J’ai reçu très exactement, en gros, 200 photos d’armes et de balles qui sont censées me descendre (…) venant toutes de Suisse», a continué le réalisateur.

«Les Suisses doivent faire leur examen de conscience»

S’il affirme ne pas demander, comme le fait Kadhafi que la Suisse soit rayée de la carte, il «propose que les Suisses fassent leur examen de conscience», comme la France et l’Allemagne après la seconde Guerre Mondiale.

«La Suisse est incapable de faire son examen de conscience», selon Yann Moix. Elle a commandé un rapport Bergier qui fait plusieurs milliers de pages. Elle a eu la bonne conscience de le commander et une fois qu’il a été publié, il a été mis de côté».

«Tant que la Suisse n’aura pas regardé ce qu’elle a fait pendant la guerre, elle ne pourra pas bénéficier d’autre chose que de mon mépris», a poursuivi l’écrivain pamphlétaire.

(fab)