Commémoration

30 août 2017 07:02; Act: 31.08.2017 08:48 Print

Il y a 20 ans, Diana mourait à Paris

Le décès de «la princesse des coeurs» dans un accident sous le tunnel de l'Alma à Paris a ému le monde entier il y a 20 ans. Ses fils lui ont rendu hommage.

storybild

De gauche à droite, William et Harry. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Il y a vingt ans jour pour jour, le 31 août 1997 à 00h26, la berline qui transportait Diana percutait un pilier du tunnel de l'Alma à Paris. Le décès de «la princesse des coeurs», quelques heures plus tard, allait déclencher une émotion planétaire.

Les admirateurs de Diana à travers le monde marquaient jeudi cet anniversaire, alors que les médias ont multiplié dernièrement émissions et dossiers sur la toujours très populaire princesse de Galles.

Les fils de Diana ont rendu mercredi un sobre hommage à leur mère, dont ils veulent préserver l'héritage, tandis que les bouquets de fleurs s'accumulaient devant l'ancienne résidence londonienne de Diana.

Harry, William et sa femme Kate ont visité sous une pluie battante et dans l'intimité le jardin blanc éphémère créé à sa mémoire au palais de Kensington, où elle résidait à Londres.

Une heure durant, le trio s'est fait expliquer l'agencement des lieux où prédominent des fleurs blanches, spécialement plantées pour rendre hommage à celle qui, devenue icône, était affectueusement surnommée Lady Di.

Les princes sont ensuite allés voir les dizaines de bouquets de fleurs déposés par des passants à quelques dizaines de mètres de là, devant les grilles du palais londonien. Harry a reçu de l'un d'eux des fleurs qu'il a posées parmi les autres, au milieu des messages, photos et bougies.

«J'étais venue il y a vingt ans avec ma mère et mon fils, aujourd'hui âgé de 21 ans», a dit Stephanie Davinson, une enseignante auxiliaire de 52 ans, après avoir déposé un bouquet. «Je le fais pour ses fils, qui suivent sa trace. Je trouve qu'il y a beaucoup d'elle en eux».

Associations caritatives

Soucieux de perpétuer l'engagement de leur mère, William et Harry ont également rencontré des représentants d'organisations caritatives qu'elle soutenait. «Cet engagement permettra aux princes de rendre hommage à la vie et à l'oeuvre de leur mère», a expliqué un porte-parole du palais de Kensington. «Ensemble, ils réfléchiront aux importantes réalisations de la princesse ainsi qu'à son héritage, qui continue de résonner auprès de nombreuses personnes aujourd'hui».

Aucun engagement officiel n'est prévu le 31 août, jour où Diana avait perdu la vie en 1997, à 36 ans, dans un accident de la circulation survenu à Paris avec son nouvel amour, le riche héritier égyptien Dodi Al-Fayed.

Quelques personnes étaient présentes dans la nuit de mercredi à jeudi, sous la pluie, sur un site proche du tunnel du pont de l'Alma dans lequel l'accident est survenu et qui est instantanément devenu un lieu de souvenir et d'hommage.

«J'étais une enfant quand elle est morte, mais j'ai étudié sa biographie», a déclaré Marie Hermann, 25 ans, une journaliste allemande. «J'aimais Diana et son engagement pour les causes humanitaires». «Je me rappelle le jour de son mariage et le jour de sa mort», a dit Linda Bigelbach, 61 ans, qui réside à St Paul, dans le Minnesota. Pour elle, Diana «sera toujours la princesse du peuple». Diana «était révolutionnaire, elle a changé la famille royale pour toujours», a estimé Sian Croston, une Londonienne de 17 ans.

Le site est une réplique de la flamme de la Statue de la Liberté qui se trouve à New York. Sur les chaînes qui entourent le petit monument, des centaines de cadenas ont été accrochés en signe de souvenir. Dans la nuit, plusieurs dizaines de bouquets de fleurs et de photographies de la princesse entouraient la flamme. Un admirateur avait allumé des bougies.

De ses fiançailles avec le prince héritier Charles alors qu'elle n'était qu'une jeune femme timide de tout juste 20 ans à son rôle de mère dévouée et de militante humanitaire jusqu'à son décès tragique, Diana a chamboulé la famille royale britannique et marqué son époque.

Amie des célébrités et figure médiatique, cette aristocrate dont l'image publique cachait une personnalité tourmentée s'était forgé une popularité planétaire en affichant son empathie avec les plus démunis. Ses confidences privées avaient aussi révélé une femme indépendante, qui a pris des libertés avec les traditions monarchiques.

Une statue à son effigie

Pour ancrer durablement le souvenir de leur mère, William et Harry ont commandé une statue à son effigie qui sera érigée ultérieurement - peut-être avant la fin de l'année - dans les jardins de Kensington.

C'est cette démarche de mémoire qui les a poussés à briser des années de silence pour parler d'elle pour la première fois à coeur ouvert, dans un documentaire de la chaîne de télévision britannique ITV. «Pour Harry et moi, il est extrêmement important de célébrer sa vie», y a dit William, 35 ans.

Les deux princes, qui ont remplacé leur mère sous le feu des projecteurs et à la une des tabloïds, ont aussi repris le flambeau de ses engagements officiels, de la lutte contre les mines antipersonnel à la défense des sans-abri en passant par la sensibilisation aux problèmes de santé mentale.

(nxp/ats)