Marina Rollman

15 septembre 2017 07:04; Act: 15.09.2017 07:04 Print

«Être reconnue dans la rue, ça me ferait peur»

par Ludovic Jaccard - L'humoriste Marina Rollman qui se produit bientôt dans un nouveau spectacle, adore son métier. Mais devenir une célébrité ne l'intéresse pas du tout.

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La Romande de 28 ans pense qu'une humoriste peut être à la fois drôle et jolie. (Photo: Laura Gilli)

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Marina Rollman a hâte de se produire à la première du Crash Test Mondays, le lundi 25 septembre 2017 à l'ABC Club, à Lausanne. Entourée des as du stand-up de Suisse romande, comme Thomas Wiesel, Yann Marguet, Nathanaël Rochat ou encore Frédéric Recrosio, la Genevoise de 28 ans testera ses nouveaux sketchs. «L'idée du Crash Test et d'aller à l'épreuve du public pour voir comment il réagit. C'est un peu prendre des risques, confie Marina à «20 minutes». Les gens pourront y trouver une ambiance moins guindée que dans un théâtre classique. Ça sera un peu plus rock et sexy et ils pourront interagir avec nous.»

Humoriste depuis quatre ans, la jeune femme a très vite compris qu'elle ne se voyait pas faire autre chose pour gagner sa vie. «C'est une vocation, une passion, dit-elle. J'ai commencé par des métiers classiques et quand je me suis rendu compte que j'avais envie de me suicider quand je travaillais dans des bureaux, je me suis dit: «Vas-y, lance-toi, fais des blagues!»

Marina partage sa vie entre Genève et Paris, où elle se produit sur scène deux fois par semaine. Elle est aussi chroniqueuse à la radio sur France Inter pour «La bande originale» de Nagui et sur la Première dans l'émission «Les beaux parleurs». Se verrait-elle aussi sur grand écran, comme le font de nombreux humoristes? «C'est surtout écrire des scénarios et des blagues qui m'intéresse. Comédienne, si ça me tombe dessus, je trouverais ça chouette, mais il y a des gens dont c'est le vrai métier qui le font mieux que moi», admet-elle.

«On peut être à la fois drôle et jolie»

Quant à la course à la célébrité, ce n'est son truc du tout. «Moi j'aimerais arriver à atteindre une notoriété qui me permettrait de ne pas me soucier de problèmes d'argent et d'avoir aussi plus de facilité pour me lancer dans des projets que j'aime, dit-elle. Me faire reconnaître dans la rue, ça me ferait plus peur qu'autre chose. Je ne pense pas que cela doit être très rigolo.»

Et son physique attrayant, est-il un frein pour réussir en tant qu'humoriste? «Au début j'essayais de cacher un peu ma féminité sur scène, avoue Marina. Avec le temps je me rendue compte que c'était intéressant de se présenter au public en étant moi-même. On peut être à la fois drôle et jolie. L'humour n'a pas à être anti-sexy, agressif ou uniquement masculin». Pari réussi! La jeune femme présentera bientôt son spectacle au Caustic Comedy Club, à Carouge et au Théâtre de Poche de la Grenette, à Vevey.


Regardez une chronique de Marina Rollman sur la Première: