Affaire Polanski

15 avril 2017 15:35; Act: 15.04.2017 17:27 Print

Etats-Unis et Allemagne Nazie, même combat

L’avocat de Roman Polanski n’a pas mâché ses mots dans une nouvelle motion envoyée au juge en charge de l’affaire qui le poursuit depuis 1977.

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Le bras de fer se durcit entre Roman Polanski et la justice américaine. Ce mois-ci, le juge de la Cour Supérieure de Los Angeles, Scott Gordon, a fait savoir que si le réalisateur de 83 ans revenait sur le sol américain, il ne bénéficierait d’aucun passe-droit et ne pourrait échapper à la prison.

En réponse, vendredi, l’avocat de Roman Polanski, Harland Braun, n’y est pas allé par quatre chemins.

L’homme de loi, d’après les documents obtenus par Deadline.com, a comparé le système judiciaire américain à l’Allemagne Nazie pour justifier la fuite de son client des Etats-Unis quarante ans plus tôt. «Fuir la conduite illégale de cette Cour était tout autant justifié pour M. Polanski que lorsqu’il a fui la Pologne envahie par l’Allemagne», peut-on lire.

En 1977, Roman Polanski avait plaidé coupable des charges de viol sur une mineure de 13 ans, des faits qui se sont produits lors d’une soirée à Hollywood, mais il a fui les Etats-Unis pour l’Europe en 1978 juste avant de connaître sa peine. Il avait passé un accord avec le juge en charge de l’affaire à l’époque pour effectuer 48 jours de prison, accord que le juge n’aurait pas souhaité respecter ce qui a convaincu le réalisateur de partir.

L’avocat de Roman Polanski a demandé il y a plusieurs semaines à lever les scellés de ce document et respecter les termes de l’accord passé en 1977 pour qu’il revienne aux Etats-Unis régler l’affaire. Une demande refusée par le juge en charge du dossier aujourd’hui, qui estime qu’il doit rendre des comptes pour avoir fui le pays 40 ans plus tôt.

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