Robert Pattinson

13 octobre 2009 22:45; Act: 14.10.2009 13:02 Print

«Pour une scène de sexe il faudra attendre 'Twilight 4'»«Pour une scène de sexe il faudra attendre 'Twilight 4'»

par Winnie Covo, Montepulciano - Rencontre avec le beau Robert Pattinson, en Italie, sur le tournage de «Twilight - Chapitre 2: tentation».

Voir le diaporama en grand »

  • par e-mail
Une faute?
Signalez-la nous!
Envoyer

C’est au mois de mai dernier que nous avons eu la chance de partager un moment en groupe avec le vampire le plus célèbre de la planète alors en plein tournage de la suite du blockbuster «Twilight».

– 20minutes online. Comment se passe le tournage?

– Robert Pattinson. Tout va bien! C’est assez étrange de se dire que tout sera bientôt fini. Tout s’est passé très vite. Le tournage a été, à tous les niveaux, beaucoup plus facile que sur «Twilight». Tout le monde est plus détendu, ayant cette fois-ci conscience à l’avance des impressions du public.

– Que pensez-vous d’Edward Cullen?

– J’aime interpréter son personnage, mais je ne suis pas sûr de l’apprécier en tant que personne. Il est très direct et à la fois très respectable.

– Comment gérez-vous la foule de femmes en délire?

– C’est un peu ce qui représente le plus gros challenge pour moi. C’est génial de travailler avec toute l’équipe, mais je n’ai jamais signé pour tout ça, pour me balader dans la rue tandis que les gens se mettent à crier. Cela te force à adapter ton style de vie. Je suis quelqu’un de calme à la base, c’est étrange quand tout ça débarque dans ta vie.

– Est-ce que cela vous arrive tout le temps?

– Je travaille depuis un bon moment, alors je me rappelle à peine de ce que pouvait être ma vie normale, ma vie d’avant. Et aujourd’hui, avec Internet ou Twitter, dès que quelqu’un vous repère quelque part, débarque alors une foule de fans. S’il y a bien une chose que cela m’a appris, c’est de ne jamais rester dans un même endroit plus de vingt minutes!

– Toujours pas de scène de sexe dans «Twilight - Chapitre 2: tentation». Vous en avez pas marre de nous faire attendre?

– Effectivement! Il va même falloir attendre le quatrième film! Je pense d’ailleurs que ce sera bizarre de tourner ce genre de scène…

– Edward a-t-il changé entre «Twilight» et «Tentation»?

– C’est un peu différent en effet. Dans «Twilight», Edward croit toujours qu’il a le contrôle total de lui-même, de son bonheur et de sa vie en général. Dans le «2», il réalise qu’il est complètement perdu et vulnérable face à Bella. Alors que dans «Twilight» il a toujours un peu d’ego, il le perd complètement dans le second film.

– Vous êtes torse nu durant les trois quarts du film; avez-vous fait de l’exercice pour vous y préparer?

– Je me sens tellement mal à l’aise, je suis même devenu une sorte de «féministe» avec le temps, c’est très gênant. Je n’avais jamais joué ce genre de rôle où tu es toujours obligé d’être à ton top. Et à côté de Taylor Lautner et de ses 300 plaques de choc’…

– Combien de jours de tournage ce film vous a-t-il demandé?

– A peu près deux mois et demi.

– Vous n’en avez pas marre de tous ces interviews, que l’on vous pose toujours les mêmes questions?

– Un tout petit peu... (rires).

– Quel est le meilleur compliment qu’on ne vous ait jamais fait?

– Je ne suis pas très doué pour gérer les compliments; si on m’en fait, je ne sais pas trop quoi dire, et si on me critique, je suis d’accord avec mes détracteurs tout en les détestant!

– Il paraît que vous avez fait une crise de panique à la première de «Twilight». Comment gérez-vous cela maintenant?

– J’ai toujours été comme ça. En général, je ne regarde jamais mes films. Mais là, toute ma famille était venue à Los Angeles pour la première, j’ai donc dû y aller. Pendant tout le film, je me disais «ne regarde pas, ne regarde pas!».

– Et qu’avez-vous pensé de votre performance?

– Je n’arrive pas vraiment à en faire ressortir quoi que ce soit, si ce n’est un sentiment de malaise. Je n’arrive pas à gérer ce genre de situation.

– Vous êtes plutôt timide, non?

– Je ne sais pas trop. Je ne suis pas timide lorsque je travaille, c’est seulement après que cela apparaît. Je ne me soucie pas vraiment de ce qui se passe après un film, je me dis que c’est fini et que je ne peux plus rien y faire. Je ne vois pas vraiment l’intérêt de voir mes propres films; les seules choses qui peuvent en ressortir sont soit un ego surdimensionné, soit tu finis dépressif. Je préfère donc éviter l’une et l’autre de ces possibilités.

– Que faites-vous pour vous relaxer et oublier le stress?

– Juste en travaillant et en me promenant sur le plateau, je me sens déjà plus à l’aise et protégé. La pire chose est de ne pas savoir comment vont réagir les gens. Si j’avais été tout seul dans la situation dans laquelle je me trouve depuis ces dernières semaines, je ne sais pas ce qui aurait pu se passer. Mais quand il y a tant de monde autour de vous, vous vous sentez en sécurité. Quand vous vous retrouvez seul par contre, la paranoïa prend le dessus.

– Vous avez dit vouloir «déranger» le public avec ce film; comment faites-vous cela?

– D’abord, l’histoire est beaucoup plus sombre que la précédente. J’ai toujours vu beaucoup de vérité dans le livre à propos d’Edward, qui est un personnage toujours très en colère. Je suis d’ailleurs surpris que le public n’ait cesse de dire qu’il est le petit copain parfait. J’ai toujours vu autre chose en lui et j’espère que les gens le verront. Il reste très attirant mais peut également provoquer de la crainte.

– Est-ce que vous lisez tout ce que l’on écrit sur vous?

– Je n’ai jamais vraiment voulu savoir ce que pensent les gens. J’adorerais pouvoir avoir un certain pouvoir là-dessus, car parfois je dis quelque chose de stupide et je me dis que je ne peux plus rien y faire. En général, c’est plutôt toxique de lire ce qui vous concerne, on ne peut pas se laisser diriger par des anonymes.

– Y’a-t-il un challenge que vous voulez accomplir ou un chemin que vous désirez suivre pour prouver aux gens que vous n’êtes pas Edward?

– Non, je ne pense pas avoir quelque chose à prouver à qui que ce soit et je ne m’attends pas à ce que les gens m’accordent des faveurs. S’ils ne me donnent pas ma chance, je m’en fiche. Le public réagit comme il veut et si tu ne fais que des choses médiocres ou que tu es incapable de jouer un rôle, tant pis pour toi.