Paris

05 février 2013 16:20; Act: 06.02.2013 09:08 Print

Furax, John Galliano contre-attaque

par Ludovic Jaccard - Le couturier britannique n’a pas digéré son licenciement survenu en 2011. Du coup, il veut être dédommagé par son ex-employeur.

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Le styliste avance d'étonnants arguments pour gagner son procès. (photo: AFP/Francois Guillot)

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L’affaire John Galliano fait son grand retour devant les tribunaux. Lundi, une première audience a eu lieu, selon «The Telegraph». L'extravagant styliste a demandé aux prud’hommes la nullité de son renvoi de la maison Christian Dior. Sûr de lui, il réclame aussi des dommages et intérêts pour «licenciement sans cause réelle et sérieuse». D’après le journal, le Britannique de 52 ans demanderait 15 millions d’euros (18 millions de francs).

Après avoir tenu des propos antisémites dans un café parisien, Galliano était licencié par la maison Dior en mars 2011, puis condamné en septembre 2011 à 6000 euros d’amende avec sursis pour injure à caractère antisémite.

Devant la cour, le créateur a dit souffrir d’une «triple addiction» au moment des faits. Son avocate rappelle aujourd’hui qu’il est interdit de licencier un employé pour raison de santé.

Argument grotesque

Mais ce postulat ne tient pas la route pour les parties adverses. La maison Dior et la société John Galliano (qui appartient à Christian Dior Couture) considèrent que John Galliano n'était pas un salarié de Dior, sans donner plus d'explications. Elle jugent donc cet argument «aberrant» selon l'agence Reuters.

La maison Dior a quinze jours pour éventuellement demander à une cour d'appel son avis sur la question. L'avocate de John Galliano pense que le fond de l'affaire ne sera pas débattu avant octobre ou novembre prochain.