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Interview
05 mars 2009 22:44; Act: 05.03.2009 20:40 Print
Kamel Ouali: «Non, je ne suis pas un tyran!»
par Pascal Pellegrino - Le metteur en scène de la comédie musicale «Cléopâtre» était interviewé jeudi par «20 minutes» dans «Les patriotes» sur Rouge FM.
– «20minutes.ch». «Cléopâtre, dernière reine d'Egypte» triomphe au Palais des Sports à Paris. En Suisse, une troisième date a été rajoutée. Votre spectacle se jouera à L’Arena de Genève les 3, 4 et 5 juillet. Alors, heureux?
Kamel Ouali sera présent à Genève pour les représentations de «Cléopâtre», les 3, 4 et 5 juillet à l'Arena.
– Kamel Ouali. Oui, c'est génial et motivant pour la troupe: tous les soirs ils sont applaudis par un public extraordinaire. Plus il y aura de monde qui verra ce spectacle, plus je serai heureux. En cette période de crise économique, je vois les gens ressortir avec la banane. Ils passent un bon moment qui leur fait oublier provisoirement leurs soucis.
– Assistez-vous à toute les représentations?
– Non, par contre je viendrai à Genève. C‘est une ville que j‘aime beaucoup. Et puis ça me permettra d‘aller manger un ramequin au fromage à la Migros... Entre 3 ans et 15 ans, j‘ai vécu dans une famille d‘accueil en Suisse. Et quand on allait faire les courses, j‘attendais à la cafétéria en mangeant des ramequins!
– Avez-vous un rituel avant d’entrer en scène?
– Le jour de la première et de la dernière, on forme «une tortue», soit une sorte de mêlée comme au rugby. Sinon, de mon côté, le jour de la première, il faut à tout prix que j'aie sur moi un objet appartenant à ma maman, pour que je la sente auprès de moi. Généralement je lui vole une de ses bagues!
– Quand on met en scène un spectacle aussi gigantesque que «Cléopâtre», on doit être tyrannique!
– Non, je ne suis pas un tyran. Ayant vécu dans une famille nombreuse de 12 enfants, j'ai appris à vivre avec les autres. Cela dit je sais ce que je veux et j'ai envie que les gens se dépassent et soient aussi exigeants que je le suis avec moi-même.
– Il paraît que vous vous êtes fait cambrioler le soir de la première. Vrai?
– Oui, c'est vrai, mais honnêtement on s‘en fiche! D'en parler, ce serait donner trop d'importance aux malfrats.
– Dans une récente interview, Sofia Essaidi a dit de vous: «En boîte, Kamel danse tout le temps, et il a la pêche. Pas d’alcool, pas de cigarette, pas de vices, il est chiant quoi!»
– C'est vrai, je cherche, mais je ne bois pas, je ne fume pas. Je ne me suis jamais drogué. J'aime la vie, c'est tout!
– Vous avez déclaré récemment que si une nouvelle «Star Academy» avait lieu, vous n’en feriez pas partie? Même si on vous propose beaucoup d’argent?
– Non, j'y ai fait mon temps. Ce furent huit très belles années. Mais si l'émission voit de nouveau le jour, je n'y participerai pas.























