Julien Courbet

22 mai 2013 16:22; Act: 22.05.2013 18:30 Print

«Mon but n'est pas de rattraper Cyril Hanouna»

par Mathilde Jarry - Julien Courbet s’offre une double actualité: une émission sur TMC et un one man show en Suisse Romande. Interview.

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Enfants, mariage, transports en commun, France 2: tout y passe dans son spectacle!

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Licencié il y a deux mois de France 2 pour des raisons «fallacieuses» selon lui, l’animateur revient plus motivé que ­jamais avec un talk-show quotidien conso/info divertissant, dès la rentrée. Mais aussi sur le devant de la scène suisse.

Vous débarquez à 19 h sur TMC, un créneau horaire très difficile, vu la concurrence.

C’est un très gros challenge. Cyril Hanouna, avec «Touche pas à mon poste» sur D8, a mis tout le monde d’accord, il fait un carton. Mais mon but n’est pas de le rattraper, je suis trop en retard, mais d’éviter que l’écart se creuse encore. Je veux juste qu'on me laisse du temps. Je trouve ça très excitant. Ça va être la guerre des talk-shows!

Comment êtes-vous arrivé sur TMC, chaîne du groupe TF1 que vous avez quitté il y a quatre ans?

C'est vrai que je ne m'étais pas trop tourné vers TF1. Je me suis dit qu'ils m’appelleraient s'ils avaient besoin de moi. Puis j'ai dû téléphoner à Jean-François Lancelier (ndlr: directeur de l'antenne et des programmes du groupe TF1) pour un petit problème juridique sur «Tous ensemble» que je produis. On a tout mis sur la table, il m'a fait des reproches, moi aussi, on s'est parlé d'homme à homme et à la fin, il m'a proposé ce talk-show.

Vous avez tout de suite accepté?

J'ai pris ma décision en 48h. J'ai réalisé que TMC avait les mêmes valeurs que moi: je voulais une émission avec du fond, je ne suis pas un homme de téléréalité.

Deux mois après votre licenciement de France 2, à cause d’audiences trop basses, vous comprenez cette décision?
L’argument sur les ména­gères est totalement faux. Je faisais plus d’audience en individus et ménagères que «On n’demande qu’à en rire». Cette excuse d'audience était donc totalement fallacieuse. Mais Laurent Ruquier est l'un des piliers de la chaîne. Je ne me bats pas contre le licenciement, ça fait partie de la vie. Ce que je ne veux pas, c’est laisser dire des choses fausses.

C’est davantage la raison que vous n’avez pas appréciée: vos tweets déplacés?
Si j'avais été dangereux et pas sérieux, on ne m'aurait pas laissé animer un prime en direct un samedi soir deux jours après qu'on m'ait licencié. Ils avaient donc confiance en moi. J’aurais aimé qu’on me dise: «On a acheté un feuilleton qu’on doit mettre à l’antenne, et il nous faut une place, c’est toi qu’on a choisi, malheureusement, parce que tu es le dernier arrivé.» J’aurais dit: OK. Je ne me serais pas plaint. On fait un métier privilégié et je connais la loi de la télé.

Vous continuez toutefois à produire «Le jour où tout a basculé» pour France 2.
Il faut savoir être intelligent et enterrer la hache de guerre. La chaîne a besoin de cette scripted-reality, et moi j’ai besoin de France 2 pour continuer à la produire. On a trouvé un accord, sans rancœur. Je suis passé à autre chose et je souhaite que France 2 réussisse avec ses émissions.

D'où vous est venue cette idée de vous lancer sur scène avec un one man show?
Beaucoup de gens l'ont oublié mais j'ai commencé il y a 20 ans dans l'émission de Jacques Martin qui me demandait d'écrire des sketchs pour Laurent Gerra et Virginie Lemoine. Quand j'ai voulu lancer mon one man show par la suite, le producteur Gérard Louvin m'a proposé un poste d'animateur télé. Les choses se sont beaucoup mieux passées que ce que je pensais et quand je me suis réveillé, ça faisait 20 ans. Et là j'ai décidé de retourner aux sources et de me mettre un coup de pied aux fesses.

Avez-vous le trac à l’idée de vous produire en Suisse?
Bien sûr! Je me suis demandé si les Suisses riaient pour les mêmes choses que les Français par exemple. Mais j'ai été rassuré lorsque l'on m’a dit que les Suisses venaient sans préjugés, ouverts à la découverte. Les Français, au contraire, sont très méfiants, et plein d'aprioris.

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