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11 février 2010 22:33; Act: 11.02.2010 19:57 Print
«Le prisonnier»: Canal+ se trompe de numéro
par Laurent Flückiger - Quarante-trois ans après, la série-culte de Patrick McGoohan a son remake. Etait-ce bien nécessaire?
Alors qu’il vient de démissionner, un homme est enlevé par un mystérieux groupe et retenu prisonnier dans le Village, un endroit d’où on ne peut sortir et où on a pour seul nom un numéro. Tout en tentant de percer les nombreux secrets des lieux, Six cherche un moyen de s’échapper.
Jim Caviezel a repris le rôle de No 6. Son point de chute: un village perdu au milieu du désert.
Diffusion:
Lundi 15 février à 20h45 sur Canal+.
Jusqu’ici, très peu de changements. Le remake du «Prisonnier» ne cherche pas à trahir la série originale et n’est pas une suite non plus. Cette version-là, ramassée sur six épisodes, ramène le mythe à notre époque. La station balnéaire a été remplacée par une petite ville aux toits pointus perdue dans un désert sans fin (le tournage a eu lieu en Afrique du Sud et en Namibie). La guerre froide et ses agents secrets ont disparu, on ne parle pas ici de polarité mais de globalité, pas d’organisme d’Etat mais de multinationale privée. Ce nouveau «Prisonnier» s’interroge également sur l’intimité, les dérives de la société moderne, qui surveille tout.
Qu’est-ce qui cloche? Si, comme «Lost», ce remake cherche à stimuler la matière grise du téléspectateur, il ne cesse de tourner autour du pot et finit par ennuyer. Ian McKellen est bon en No 2 mais Jim Caviezel n’a pas les épaules de Patrick McGoohan. Moins catastrophique qu’on le craignait, ce «Prisonnier» donne surtout une folle envie de revoir l’original.























