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13 juin 2012 23:15; Act: 13.06.2012 23:53 Print

Faute de clients, les receleurs grimacentFaute de clients, les receleurs grimacent

par Marc Fragnière, Kharkiv - Le marché noir peine à décoller en Ukraine, où la faible migration de fans tue dans l’œuf un commerce habituellement florissant.

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«1000 hryvnias (n.d.l.r.: environ 100 euros) le billet», pro-pose dans un anglais très hésitant le premier des rares revendeurs croisés aux abords du Metalist Stadium de Kharkiv, trois heures avant le coup d’envoi d’Allemagne - Pays-Bas. Prix normal du sésame: 30 euros. Le frêle jeune homme est prêt à lâcher un peu de lest. Mais sa marge reste tout de même confortable: «100 dollars, OK?» concède-t-il.

Plus loin, un groupe de quarantenaires fait son marché. Le quatuor bedonnant évolue en toute quiétude. Son manège ne semble pas intéresser les policiers, omniprésents dans le périmètre. Les prix sont les mêmes que ceux proposés par leur juvénile concurrent: «100 euros», ose le plus massif d’entre eux. Décliner sa proposition vaut à l’impudent négociateur une volée d'insultes en russe.

De l’autre côté de la route, un receleur propose des tickets VIP valant 120 euros. Il ne parle pas un traître mot d’anglais. L’enchère se négocie avec la calculatrice du smartphone du client: 2500 hryvnias la paire de billets. Econduit, le vendeur revoit à la baisse son offre: 100 dollars pour un billet. Soit seulement deux tiers du prix officiel. Une misère.

«En 1998, avec l’avènement du téléphone portable, les prix ont explosé lors de la Coupe du monde en France. Des billets étaient déchirés devant des gens en pleurs afin de maintenir des prix astronomiques», rappelle Stephan Sandner, fonctionnaire de l’UEFA. Des scènes impensables à Kharkiv, où la filière marseillaise, coutumière de ces trafics, ne s’est judicieusement pas déplacée.

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  • Debora le 14.06.2012 10:35 Report dénoncer ce commentaire

    Bien fait

    Bien fait!

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