Voitures autonomes

07 février 2018 02:15; Act: 07.02.2018 08:04 Print

L'ex-patron d'Uber tendu au procès contre Waymo

Travis Kalanick a témoigné mardi dans le procès qui oppose Uber à la filiale de Google Waymo. L'ex-PDG était plutôt tendu.

storybild

L'ex-patron d'Uber après son témoignage devant la cour de San Francisco. (Mardi 6 février 2018) (Photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

L'ancien patron controversé d'Uber, Travis Kalanick, est apparu mardi à plusieurs reprises tendu et vague en témoignant au procès qui oppose son ancienne entreprise à Waymo, filiale d'Alphabet/Google, pour vol de technologies dans les voitures autonomes.

Waymo accuse l'un de ses anciens ingénieurs, Anthony Levandowski, d'avoir volé fin 2015 des milliers de documents confidentiels portant sur un système de lasers, technologie clé dans la conduite autonome, avant de fonder sa propre startup, Otto, rachetée ensuite par Uber en 2016.

La filiale de Google assure qu'Uber avait tout manigancé et racheté Otto en sachant que M. Levandowski aurait dans ses valises des secrets technologiques volés à Google. Mais M. Kalanick, dont l'apparition était très attendue, est souvent resté vague quant au calendrier et au contenu des rencontres avec l'ingénieur, répondant souvent par monosyllabes au feu roulant des questions de l'avocat de Waymo, Charles Verhoeven. «Je l'ai vu toute fin 2015 ou tout début 2016», a affirmé M. Kalanick.

Waymo réclame 2 milliards à Uber

Me Verhoeven a alors présenté devant la cour la copie d'un badge visiteur d'Anthony Levandowski datant du 20 décembre 2015, où l'on peut lire qu'il a rendez-vous avec M. Kalanick. «C'est très possible (...) je ne me souviens pas du rendez-vous. Je ne me souviens plus de ce dont nous avons discuté», a répondu l'ancien dirigeant.

Mais de façon générale, «il était vraiment inflexible quant à l'idée de créer son entreprise et nous étions inflexibles quant à l'idée de l'embaucher», a expliqué M. Kalanick. «Nous avons créé une situation où il avait l'impression d'avoir monté son entreprise et moi de l'avoir embauché», selon lui.

Montrant la photo d'un tableau blanc portant l'écriture de Travis Kalanick, Me Verhoeven a demandé à M. Kalanick de préciser ce que voulait dire ces mots manuscrits écrits pendant une réunion chez Uber: «lasers, données et conseil, ce sont les trois choses». Est-ce que cela veut dire que c'était les choses qu'Uber voulait avec Anthony Levandowski?, a demandé l'avocat. «Je ne suis pas sûr», a répondu Travis Kalanick.

Connu pour son tempérament impétueux et des méthodes peu orthodoxes, M. Kalanick --qui a co-fondé Uber-- a été poussé à la démission en juin 2017. Son témoignage doit se poursuivre mercredi. Waymo réclame quelque deux milliards de dollars à Uber.

(nxp/afp)

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 72 heures est automatiquement désactivé en raison du très grand nombre de messages que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Tech le 07.02.2018 12:57 Report dénoncer ce commentaire

    Triste réalité

    Voilà, globalisons, mondialisons ! De sorte que quelques dizaines de personnes se partagent toute la fortune du monde et le reste .... n'a qu'a crever de faim ou.... devenir esclave !!!!!! Très belle philosophie ! Voilà de quoi faire un monde meilleur, n'est-ce pas ????

  • SDM le 09.02.2018 16:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Esclavage 5.0

    Uber Capone, la société qui vit de la misère des autres...

  • Dann le 09.02.2018 20:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    A votre secours..

    Ouuuh là, y a du fric à faire. Je travaille chez UNIA et je vais proposer à Uber un deal dont nous avons le secret... Contre bakshish, on peut arranger un pti truc discret, risqué mais rentable, net d'impôt. lol.

Les derniers commentaires

  • Dann le 09.02.2018 20:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    A votre secours..

    Ouuuh là, y a du fric à faire. Je travaille chez UNIA et je vais proposer à Uber un deal dont nous avons le secret... Contre bakshish, on peut arranger un pti truc discret, risqué mais rentable, net d'impôt. lol.

  • SDM le 09.02.2018 16:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Esclavage 5.0

    Uber Capone, la société qui vit de la misère des autres...

    • Dann le 11.02.2018 10:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @SDM

      UNIA vous avez voulu dire...

  • Tech le 07.02.2018 12:57 Report dénoncer ce commentaire

    Triste réalité

    Voilà, globalisons, mondialisons ! De sorte que quelques dizaines de personnes se partagent toute la fortune du monde et le reste .... n'a qu'a crever de faim ou.... devenir esclave !!!!!! Très belle philosophie ! Voilà de quoi faire un monde meilleur, n'est-ce pas ????