Lausanne

28 septembre 2011 11:30; Act: 28.09.2011 18:19 Print

Une voiture analyse les penséesUne voiture analyse les pensées

Des chercheurs de l'EPFL tentent de combiner l'intelligence du conducteur et celle de la voiture.

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La voiture de demain sera capable d'analyser la pensée de son conducteur et de lui éviter des situations fâcheuses. (photo: Keystone)

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La voiture de demain sera capable d'analyser la pensée de son conducteur et d'anticiper ses déplacements. Le constructeur automobile Nissan et l'EPFL collaborent sur un programme de recherche concernant des systèmes d'interface cerveau-machine (ICM) qui permettent déjà, grâce aux chercheurs de l'EPFL, à des personnes à mobilité réduite de diriger leur fauteuil roulant par le seul transfert de la pensée.

La prochaine phase de travail consiste à adapter les procédés de l'ICM à la voiture et au conducteur du futur, ont communiqué mardi Nissan et l'EPFL. «L'idée est de combiner l'intelligence humaine du conducteur et l'intelligence artificielle de la voiture, de manière à éliminer tout conflit entre elles, afin d'obtenir une technologie moteur plus sûre», explique le professeur José del R. Millán, qui dirige le projet.

Ainsi, lorsque le conducteur pensera à tourner à droite, par exemple, la voiture elle-même se préparera pour la manoeuvre, choisissant la vitesse adaptée et se positionnant correctement sur la route avant d'entreprendre le virage.

Evaluation du conducteur

Alors que les interfaces cerveau-machine sont déjà fonctionnelles, elles requièrent de très hauts niveaux de concentration de la part du sujet. La collaboration entre Nissan et EPFL porte sur une phase ultérieure. Il s'agit de développer des systèmes qui, grâce à l'analyse statistique, prédisent les intentions du conducteur et évaluent son état cognitif, en relation avec son environnement de conduite.

Grâce aux analyses de l'activité cérébrale, des mouvements des yeux ou du balayage de l'environnement de conduite, en concomitance avec les propres systèmes de détection de la voiture, il devrait être possible d'anticiper ce que le conducteur prévoit de faire que ce soit tourner, dépasser, ou changer de file. De la sorte, le véhicule pourra accompagner la manoeuvre en toute sécurité. Pour ce programme, un chercheur de chez Nissan, Lucian Gheorghe a rejoint en juin dernier l'équipe des scientifiques de l'EPFL.

(ap)