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danse
01 février 2010 22:33; Act: 01.02.2010 20:19 Print
Le jerk, c’est fun: tous à vos baskets!
par Caroline Goldschmid - Elle est simple, contagieuse et associée à un look vestimentaire fun. La culture jerk cartonne aux Etats-Unis et débarque à Paris.
Les termes «jerking», «rejecting» et «dipping» ne vous disent rien? Mettez-vous à la page! Il s’agit des trois principaux mouvements qui constituent le «jerk» ou «jerkin’», une danse née à Los Angeles en 2008 et qui s’est propagée comme une traînée de poudre dans toute la Californie l’an dernier. Au cas où vous auriez un doute: non, elle n’a rien à voir avec le jerk des années 1960!
L’un des mouvements du jerk, qui se pratique avec des habits colorés.(Photo: afp)
La tecktonik sur le déclin
Apparue en 2006, la tecktonik est, tout comme le jerk, une danse de «djeun’s» qui se pratique dans la rue à plusieurs, principalement par les garçons, associée à un look vestimentaire précis. Les coupes mulet se sont très vite répandues. Pantalons slim, bracelets de force, baskets, keffieh ou bandanas sont les accessoires à porter lorsqu’on danse la tecktonik, tout de noir et de blanc pour la plupart. Dans la rue, les préaux d’école, le métro, les adeptes de cette danse en font la démo, sur fond de musique electro.
Quant aux mouvements, ce sont surtout les bras qui bougent rapidement autour du visage et vers le haut et le bas. Du côté des chanteurs, la Française Yelle en fut le chef de file, intégrant la tecktonik dans plusieurs de ses clips, dont «A cause des garçons». Mais comme tout phénomène de mode, celui-ci s’est atténué dès 2007.
Le titre «You’re a Jerk» («T’es un con») du duo New Boyz a fait connaître ces mouvements on ne peut plus simples et le look qui va avec. Car au-delà d’une danse qui se pratique dans la rue et en groupe, le jerk est une culture que revendiquent les ados et qui ne veut en aucun cas se prendre au sérieux.
Avant de vous y mettre, il faut vous équiper. Les adeptes de la tecktonik arboraient du noir et blanc, une coupe mulet et des mitaines. Le jerk, lui, se pratique en jeans slim, T-shirt flashy avec motifs kitsch ou héros de dessins animés, baskets en toile colorée, casquette, sans oublier une grande chaîne en or.
Après la West Coast, le jerk a conquis les ados de l’East Coast. «Tous nos amis jerkent. C’est égal comment vous le dansez, il faut se trémousser» a expliqué un élève de 5e année au «New York Daily News». «Vous n’avez même pas besoin de musique pour le faire, c’est ça qui rend le jerk si particulier.»
A Paris, c’est l’état d’esprit du jerk qui est mis en avant dans les soirées «Jerkin’Out» au Social Club. Verra-t-on bientôt des gens jerker sur les places romandes? «Il faut voir. Les Parisiens dansent plus facilement dans la rue. C’est surtout un phénomène de mode qui va durer environ un an, comme la tecktonik», répond Mounir, directeur de l’American Dance Center. Voilà qui laisse encore quelques mois pour vous essayer au jerk! Chiche?
Le clip "You're a Jerk":











