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bien-être
07 septembre 2010 22:33; Act: 07.09.2010 20:47 Print
Avec l’hypnose, fini la grignote!
par Sandra Imsand - La méthode permettrait de juguler ses fringales. Ah bon? Nous l’avons testé pour vous.
Franca Scozzari est thérapeute. (photo: dr)
«Vos paupières sont lourdes! Quand je claquerai des doigts, vous miaulerez comme un chat!» C’est avec ces souvenirs tirés de spectacles de magie que nous avons accepté d’aller tester des séances d’hypnothérapie dans le but d’arrêter de grignoter. Anxieuse? Un peu. Pas tellement envie de se prendre pour un matou au moindre claquement inopiné d’un collègue...
Un outil intéressant pour soulager la douleurL’hypnose est utilisée au CHUV depuis 2006 dans le centre des brûlés aux soins intensifs et en chirurgie plastique pour améliorer la prise en charge de la douleur. Maryse Davadant, infirmière, fait partie de l’équipe à l’origine du projet. «Nous nous sommes rendu compte que malgré les médicaments, certains patients souffraient toujours», explique-t-elle. Après une année d’étude à l’hôpital, il a été constaté que l’utilisation de l’hypnose en complément de la prise en charge traditionnelle avait de nombreuses vertus; elle permettait de diminuer la consommation de médicaments et d’anesthésie, d’accélérer la cicatrisation et de diminuer la durée d’hospitalisation, ce qui réduit donc aussi les coûts de prise en charge. «C’est un outil rassurant pour les patients. Ils sont beaucoup moins anxieux et leur situation est plus confortable au moment des soins», explique Maryse Davadant.
Premier constat, ce n’est pas un mage dans une cape qui nous accueille – une image encore très répandue – mais une jeune femme dans une blouse blanche. Et l’on prend place dans un bureau pour discuter. «L’hypnose peut sembler effrayante, explique Franca Scozzari, du centre Espace Vie, à Vevey. Bien qu’utilisée dans le domaine médical, elle a mauvaise réputation à cause de l’image grand spectacle qui lui colle à la peau.» D’où l’importance de connaître les attentes des personnes qui consultent. S’il y a de réels troubles alimentaires, type boulimie ou anorexie, les conseils s’orienteront vers une régression ou quelques séances de suggestions hypnotiques.
Nous optons pour cette dernière proposition. Zou! c’est parti pour le fauteuil. Pendant 40 minutes, la voix de Franca Scozzari nous berce avec une histoire de montgolfière qui monte toujours plus haut. Nous perdons un peu le fil. Normal, c’est lié à la détente hypnotique. Au moment de revenir à l’état conscient, nous percevons d’une oreille que dès qu’une envie de manger se fera sentir, il suffira de visualiser la couleur rouge pour que cette fringale disparaisse. Pourquoi le rouge? «C’est une couleur très répandue. De plus, elle implique une notion d’interdit, comme le feu rouge», explique la thérapeute.
Retour à la vie normale. L’après-midi, une envie de chocolat se fait sentir. Mais au moment de sortir notre porte-monnaie, sa belle couleur carmin nous rappelle la séance d’hypnothérapie. Est-ce le conscient ou l’inconscient qui parle? Impossible de le savoir. En tout cas, la barre de chocolat a été épargnée... Mais gare au cri de victoire hâtif! Pour que l’effet de ces suggestions hypnotiques se fasse pleinement sentir, il est conseillé de faire une séance par mois.











