Animaux

13 avril 2018 11:37; Act: 14.04.2018 10:21 Print

Cette tortue aux cheveux verts respire par le sexe

Une tortue australienne coiffée d'une crête verte et qui respire par ses parties génitales a rejoint la liste des reptiles menacés.

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La tortue de la Mary River peut rester de nombreuses heures voire journées sous l'eau du fait de sa capacité à respirer par ses parties génitales.

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La tortue de la Mary River, en Australie, parfois affublée d'une crête d'algues qui lui donne des allures de punk, a rejoint la liste des reptiles menacés de la Zoological Society of London (ZSL). Ce répertoire comprend aussi de nombreux lézards et serpents.

Cette tortue, dont le nom scientifique est Elusor macrurus, vit dans l'État australien du Queensland et en particulier dans les eaux du fleuve Mary. Elle est «très particulière», souligne dans un communiqué la ZSL, qui a ajouté cette semaine 100 nouvelles espèces de reptiles à sa liste EDGE, créée en 2007.

Des cloaques pour pondre et respirer

La tortue de la Mary River dispose d'organes, les cloaques, qui lui servent non seulement à uriner ou à pondre ses oeufs, mais aussi à respirer sous l'eau à travers la peau.

«Cette tortue est capable de rester très longtemps sous l'eau - jusqu'à trois jours - sans revenir à la surface, grâce à cette étrange capacité à respirer à travers son arrière-train», a expliqué à l'AFP Rikki Gumbs, de l'Imperial College de Londres, qui a participé à la liste EDGE.

Algues vertes fluo

Autre particularité de l'espèce: certains individus se retrouvent affublés d'une crête verte fluorescente, en fait des algues. «La tortue de la Mary River passe tellement de temps immergée sous l'eau que certaines se retrouvent couvertes d'algues et peuvent finir avec des coupes assez impressionnantes, s'enflamme Rikki Gumbs.

Reconnue comme une espèce à part seulement en 1994, cette tortue a souffert de sa popularité comme animal de compagnie dans les années 1970 et 80. Elle a vu aussi son habitat naturel détruit à cause de la construction de barrages. Ses oeufs sont prélevés pour le commerce d'animaux, alors que sa maturité sexuelle est tardive, parfois pas avant 25 ans.

Reptiles négligés

«Les reptiles sont souvent la dernière roue du carrosse en terme de préservation», déplore Rikki Gumbs. «Comme les tigres, les rhinocéros et les éléphants, il est vital de faire tout notre possible pour sauver ces animaux uniques et trop souvent négligés», selon lui.

La liste EDGE comprend aussi le caméléon Brookesia minima de Madagascar, qui mesure tout juste trois centimètres, ou encore le gavial du Gange.

(nxp/ats)