Littérature

09 novembre 2017 17:34; Act: 09.11.2017 17:41 Print

Yannick Haenel remporte le prix Médicis

Quinze romans français étaient en lice pour le prix. L'auteur choisi a été publié chez Gallimard.

storybild

Yannick Haenel a été finaliste malheureux du Grand prix du roman de l'Académie française et du prix Goncourt.

Une faute?

Le romancier Yannick Haenel a remporté jeudi le prix littéraire français Médicis pour «Tiens ferme ta couronne». Ce roman déjanté permet de croiser Michael Cimino, la déesse Diane, un dalmatien nommé Sabbat et un maître d'hôtel sosie d'Emmanuel Macron.

Âgé de 50 ans, Yannick Haenel, finaliste malheureux du Grand prix du roman de l'Académie française et du prix Goncourt, a été choisi au 4e tour, a annoncé Frédéric Mitterrand, membre du jury Médicis.

«Deux passions»

Le romancier, publié chez Gallimard, a dédié son prix, un des derniers prix littéraires de la saison, à Anne Wiazemsky, membre du jury du Médicis décédée en octobre. «Comme mon livre porte sur les noces entre le cinéma et la littérature, si quelqu'un l'a incarné merveilleusement c'est elle. Baisers à Anne Wiazemsky», a dit l'écrivain.

«J'ai deux passions dans la vie: le cinéma, notamment le cinéma américain et la littérature. J'ai essayé avec ce livre d'assouvir ma cinéphilie avec des phrases», a encore déclaré le romancier.

Bons romans

Le prix Médicis étranger a été attribué au romancier italien Paolo Cognetti pour «Les huit montagnes» (Stock), traduit par Anita Rochedy et le Médicis essai a récompensé l'Américain Shulem Deen pour «Celui qui va vers elle ne revient pas» (Globe), traduit par Karine Reignier-Guerre.

Quinze romans français étaient en lice pour le prix, le jury n'ayant pas réussi à se réunir pour affiner sa sélection. «Nous avions une liste assez longue mais pleine de bons romans», a plaidé Frédéric Mitterrand.

(nxp/ats)