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Exploit
18 mars 2009 11:28; Act: 18.03.2009 15:06 Print
Des jeunes photographient la stratosphère grâce à un ballon
Quatre jeunes étudiants espagnols ont réussi l’exploit de photographier la Terre à plus de 30 000 mètres d’altitude, à l’aide d’un simple appareil photo numérique d’une valeur de cents francs et d’un ballon.
Nul besoin des sommes astronomiques de la NASA pour voir la planète bleue depuis l’espace. C’est la conclusion que l’on peut tirer de l’expérience effectuée par quatre jeunes Espagnols dans le cadre d’un projet scolaire de l’institut IES La Bisbal, en Catalogne.
L'équipe à la base de l'expérience. (Photo: teslabs.com/meteotek08)
Exploit pas cher
Les auteurs de l’exploit rebaptisé «Meteotek08», âgés entre 18 et 19 ans, ont démarré leur projet en mai 2008. Ce dernier a connu son aboutissement le 28 février dernier avec le lancement d’une sonde météorologique constituée d’un ballon gonflé à l’hélium, d’une valeur d’environ 80 francs, et d’un appareil photo numérique.
Les quatre étudiants, chapeautés par leur enseignant Jordi Fanals Oriol, ont muni la sonde de capteurs électroniques fabriqués par leur soin en liaison avec Google Earth et capable d’envoyer les données en temps réel aux étudiants.
«Quand nous avons libéré le ballon, depuis Bujaraloz, à 9 h 10 du matin, nous nous sommes demandé s’il allait dépasser les 10 000 mètres d’altitude, ce qui représente la hauteur à laquelle volent les avions commerciaux», ont raconté les quatre étudiants au Telegraph.
31 000 mètres d'altitude
Le ballon a réussi à atteindre 31 000 mètres d'altitude avec une ascension à 270 mètres par minute. Lorsqu’il a atteint ce seuil, le ballon supportant le poids de l’équipement de 1,5 kg a commencé à se dégonfler et à redescendre, ramenant la sonde sur Terre.
«Nous avons dû nous déplacer de 10 km pour trouver l’appareil photographique et les capteurs, qui émettaient encore des signaux, malgré le fait qu’ils ont été exposés aux conditions les plus extrêmes», ont ajouté les jeunes étudiants, qui ne cachent pas avoir été assistés par la chance, au journal britannique.
Reportage de «El Temps» de la chaîne TV3:























