Bélize

04 décembre 2012 10:39; Act: 04.12.2012 10:44 Print

John McAfee: «Je suis en sécurité»

Contrairement à une information publiée vendredi dernier, l'ex-patron de la société d’antivirus McAfee, recherché pour meurtre, n’aurait pas été arrêté.

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John McAfee affirme avoir quitté le Bélize. (photo: Keystone)

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«Je suis en sécurité», a indiqué hier sur son blog, John McAfee. Le fondateur et ex-patron de la société de sécurité informatique McAfee, recherché depuis des semaines par les autorités du Bélize pour le meurtre présumé d’un Américain, n’aurait finalement pas été arrêté, comme le laissait entendre vendredi dernier son même blog officiel. Ce dernier, créé pour dénoncer les affirmations erronées des médias et des autorités à son sujet, expliquait en effet que l’ex-patron de McAfee avait été pris à la frontière entre le Bélize et le Mexique.

Dans son nouveau message, John McAfee affirme avoir quitté le Bélize en compagnie de deux journalistes de Vice Magazine et d’une troisième personne. L'homme arrêté serait en fait un double utilisant un passeport nord-coréen portant le nom du fugitif. Relâché par les autorités mexicaines, il serait à présent en sécurité, hors du Mexique.

«Nous allons bien mais extrêmement fatigués», rassure encore John McAfee avant de préciser qu’il fera bientôt son retour au Bélize pour continuer son combat, car il ne peut rien faire en exil.

La mort à ses trousses

La police avait souligné qu’il recherchait John McAfee pour l’interroger sur le meurtre le mois dernier d’un de ses concitoyens Gregory Faull, retrouvé mort dans la piscine de son domicile sur l'île d'Ambergris Caye au large de Belize aux Caraïbes. Cet Américain, âgé de 52 ans, voisin de McAfee sur l'île, avait été tué par balles tirées dans la tête. Il n'y avait aucun signe d'effraction mais son téléphone portable et son ordinateur portable avaient disparus.

L'ex patron de la société anti-virus McAfee avait déclaré au magazine américain Wired qu'il était au même moment en train de se cacher sur sa propriété, enfoui dans le sable, avec une boîte en carton sur la tête pour pouvoir respirer. Il avait toutefois ajouté qu'il était inquiet parce que les tueurs de Faull étaient à sa recherche.

(man/afp)