Etats-Unis

19 mars 2010 22:18; Act: 19.03.2010 22:21 Print

Les créateurs de YouTube ont touché le pactoleLes créateurs de YouTube ont touché le pactole

Les créateurs et principaux investisseurs de YouTube ont touché de belles sommes en vendant leur société à Google en 2006.

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Le site de partage de vidéos s'est avéré une véritable mine d'or pour ses concepteurs. (photo: Keystone/AP)

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Les chiffres ont paru dans des documents publiés cette semaine par la justice à l'occasion d'un procès intenté par le groupe de médias Viacom.

Parmi les trois entrepreneurs à l'origine du site de partage de vidéos fondé en 2005, Chad Hurley a touché 334 millions de dollars en actions, Steve Chen 301 millions de dollars et Jawed Karim, qui ne travaillait déjà plus avec eux mais avait gardé des parts, 66 millions de dollars.

L'opération a également été juteuse pour un fonds d'investissement qui les avait soutenus, Sequoia Capital, qui a obtenu 516 millions de dollars comme retour de son investissement de seulement quelque neuf millions de dollars.

Ces informations ont été communiquées par Viacom, qui tente de convaincre la justice que les fondateurs de YouTube et Google ont délibérément bénéficié de la diffusion de vidéo piratées de ses programmes sur le site.

Propriété intellectuelle en jeu

Viacom, qui a porté plainte pour violation de propriété intellectuelle il y a deux ans, cherche à obtenir un milliard de dollars de dédommagement. Ses avocats font valoir que la stratégie de la jeune société était d'arriver à une croissance météorique par tous les moyens possibles afin d'attirer les offres de rachat.

De son côté Google, qui a payé 1,65 milliard de dollars en actions pour acheter le site, a fait valoir que Viacom avait lui- même placé ses vidéos sur le site, et que le groupe avait été également candidat au rachat de YouTube.

La fédération anglaise de football (English Premier League) s'est jointe aux poursuites, affirmant que des clips de certains matches sont diffusés sans autorisation sur le site.

Google se retranche derrière une loi de 1998, le «Digital Millennium Copyright Act», qui protège les hébergeurs de sites des poursuites liées à des contenus mis en ligne par des utilisateurs.

(ats)