Droits d'auteur

21 juin 2014 11:00; Act: 21.06.2014 12:36 Print

Les pirates se moquent du déréférencement

L'industrie de la musique a formulé à Google sa 50 millionième demande de retrait d'adresses URL du moteur de recherche.

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La disponibilité croissante d'offres légales de musique n'enraie pas le piratage. La RIAA, qui défend les intérêts des majors de la musique, a en effet signalé son 50 millionième lien frauduleux à Google. Le chiffre a simplement doublé en l'espace d'une année. Le géant du Net s'exécute rapidement en désindexant les liens de son moteur de recherche. Mais la mesure se révèle peu efficace pour le lobby américain qui a l'impression de travailler dans le vide.

«Nous devons chaque jour envoyer un nouvel avis pour faire retirer des liens très similaires menant à du contenu que nous avons fait supprimer la veille», a déploré son PDG Cary Sherman. A l'origine de 2 millions de plaintes, le moteur de recherche spécialisé filestube.com a été le plus visé. Il opère aujourd'hui sous un nouveau nom de domaine. D'autres adresses incriminées sont toujours en service, relève le site torrentfreak.com.

L'industrie de la musique estime que Google devrait en faire davantage, notamment en bannissant les sites pirates de son index de recherche et de ses suggestions semi-automatiques de recherche. Mais la firme de Mountain View lui renvoie la balle. «La meilleure façon de lutter contre le piratage, et la plus pratique, est de proposer des alternatives légales comme l'ont démontré des services comme Netflix, Spotify et iTunes. Une bonne combinaison entre le prix, le confort d'utilisation et le catalogue en fera beaucoup plus pour réduire le piratage», avait récemment déclaré Katherine Oyama, experte des droits d'auteur chez Google et ancienne collaboratrice du vice-président américain Joe Biden.

(laf)