Corée du Nord

12 septembre 2017 12:01; Act: 12.09.2017 12:48 Print

Contourner les sanctions avec des cyberattaques?

Pyongyang aurait intensifié ses piratages virtuels pour contourner les sanctions de plus en plus fortes à son encontre, selon plusieurs experts en hacking.

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Le chef de la diplomatie nord-coréenne a comparé les menaces belliqueuses du président américain Donald Trump envers la Corée du Nord aux «aboiements d'un chien». (Mercredi 20 septembre 2017) Le chef du Pentagone, James Mattis (ici), a assuré lundi 18 septembre que les Etats-Unis avaient de «nombreuses» options militaires contre la Corée du Nord. Y compris celle de placer des armes nucléaires tactiques en Corée du Sud. (Image d'archive) Quatre chasseurs F-35B et deux bombardiers B-1B de l'armée américaine ont survolé lundi la péninsule coréenne, en réponse au dernier essai balistique nord-coréen de vendredi. Les avions américains se sont entraînés avec quatre chasseurs sud-coréens F-15K avant de retourner sur leurs bases de Guam et du Japon. (Lundi 18 septembre 2017) Le Koweit a décidé de renvoyer l'ambassadeur nord-coréen et de suspendre l'attribution des visas aux Nord-Coréens, dix jours après une rencontre entre l'émir Sabah al-Ahmad Al-Sabah et le président Donald Trump. (Dimanche 17 septembre 2017) Le leader nord-coréen Kim Jong-Un a affirmé samedi être proche de détenir l'arme nucléaire, l'objectif final de Pyongyang étant «un équilibre des forces» avec les Etats-Unis. (Image non datée, transmise par le régime ord-coréen, samedi 16 septembre 2017) Le communiqué final du Conseil de sécurité de l'ONU, publié vendredi 15 septembre à l'issue d'une réunion d'urgence à huis clos, dénonce les «actes scandaleux» et «hautement provocateurs» de la Corée du Nord et lui demande de «les arrêter immédiatement». (Image - vendredi 15 septembre 2017) Le Conseil de sécurité de l'ONU a aussitôt annoncé qu'il allait se réunir en urgence vendredi après-midi. (Vendredi 15 septembre 2017) Le réveil a été brutal pour les habitants de la partie nord du Japon. (Vendredi 14 septembre 2017) La Corée du Nord a lancé un nouveau missile, qui a survolé le Japon. Le système d'avertissement J-Alert a été déclenché dans plusieurs régions du nord de l'archipel. (Vendredi 15 septembre 2017) Une organisation nord-coréenne a demandé que les Etats-Unis soient «battus à mort» pour avoir initié l'adoption à l'ONU d'une huitième série de sanctions contre Pyongyang, ajoutant que leur allié japonais devait être «coulé dans la mer». (Jeudi 14 septembre 2017) La Corée du Nord a promis d'accélérer ses programmes militaires interdits en réponse aux sanctions «maléfiques» de l'ONU. (Mercredi 13 septembre 2017) Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité une nouvelle résolution de sanctions contre la Corée du Nord. Des limitations dans son approvisionnement en pétrole et en gaz sont notamment prévues. (Lundi 11 septembre 2017) Des membres de la Korea Freedom Federation manifestent à Séoul contre les tirs de Pyongyang. L'ONU a adopté de nouvelles sanctions drastiques à l'encontre de la Corée du Nord. (11 septembre 2017) Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, s'est prononcé lundi à Tokyo pour un renforcement des moyens de défense du pays, alors que la menace nord-coréenne s'intensifie dans la région. (11 septembre 2017) Le régime de Kim Jong-un (ici photographié lors d'un événement célébrant la réussite du récent tir de missile) a menacé dimanche les Etats-Unis de leur infliger «la plus grande des souffrances et des douleurs», s'ils persistent à réclamer une sanction de l'ONU. (Dimanche 10 septembre 2017) La Corée du Nord constitue «une menace mondiale» qui requiert une «réponse mondiale», a déclaré le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg. (Dimanche 10 septembre 2017) La crise avec la Corée du Nord est «la plus grave que nous ayons eu à traiter depuis des années», estime le secrétaire général de l'ONU António Guterres dans une interview au du 10 septembre 2017. Il se dit «très inquiet». (Image d'archive) Trump: «Une action militaire serait certainement une option. Est-ce inéluctable ? Rien n'est inéluctable? (...) J'espère que nous n'aurons pas à l'utiliser en Corée du Nord. Si nous le faisons, ce sera un jour très triste pour la Corée du Nord.» (7 septembre 2017) A l'occasion du forum économique de Vladivostok, le président Vladimir Poutine (droite) et le 1er ministre japonais Shinzo Abe (gauche) ont évoqué la crise coréenne. Le Japon et la Corée du Sud soutiennent l'embargo prôné par les Etats-Unis, alors que la Russie appelle au dialogue. (Jeudi 7 septembre 2017) Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne, va préparer de nouvelles sanctions en réponse au dernier essai nucléaire de la Corée du Nord. (Jeudi 7 août 2017) Les Etats-Unis veulent obtenir un embargo sur le pétrole à destination de la Corée du Nord et empêcher ses exportations de textile, selon un projet de résolution diffusé mercredi aux 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU. (Mercredi 6 septembre 2017) L'essai nucléaire nord-coréen dimanche a provoqué des glissements de terrain, selon des images satellite publiées mercredi 6 septembre 2017. Vladimir Poutine s'est dit mardi opposé à de nouvelles sanctions contre Pyongyang, les jugeant «inutiles et inefficaces», tout en prévenant que «s'engager dans une hystérie militaire» autour de la Corée du Nord pourrait «aboutir à une catastrophe planétaire». (Mardi 5 septembre 2017) La Corée du Sud a lancé mardi des manoeuvres navales à tirs réels en mer du Japon, pour signfier à Pyongyang être prêt à riposter en cas de provocation. (Image prétexte) L'ambassadrice américaine Nikki Haley au Conseil de sécurité: «Trop c'est trop», il faut que l'ONU prenne «les mesures les plus fortes possible» et «cesser les demi-mesures». (4 septembre 2017) Le président sud-coréen Moon Jae-in a multiplié les contacts téléphoniques ce lundi pour accentuer les sanctions contre la Corée du Nord. (4 septembre 2017) Des soldats de la défense sud-coréenne en répétition. (4 septembre 2017) La Corée du Sud est la première a être passée à l'action, en effectuant lundi des manoeuvres militaires de défense, alors que l'indignation internationale officielle se faisait surtout vocale. (Image - lundi 4 septembre) Donald Trump a brandi dimanche soir la menace nucléaire, réaffirmant «l'engagement des Etats-Unis à défendre (sa) patrie, (ses) territoires et (ses) alliés en utilisant la gamme complète des capacités diplomatiques, conventionnelles et nucléaires dont nous disposons», a précisé dimanche soir la Maison Blanche. (Image d'archive) Dimanche soir, Washington et Tokyo ont réaffirmé, lors d'un coup de fil bilatéral, leurs «engagements mutuels (...) en matière de défense, et se sont engagés à continuer à coopérer étroitement» face à la menace coréenne. (Image d'archive) Les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine ont exprimé conjointement dimanche leur souhait de «répondre de manière appropriée» à l'essai nucléaire nord-coréen, de coopérer et comminuquer, afin de dénucléairiser la péninsule coréenne. (Image - dimanche 3 septembre 2017) Le Département fédéral des affaires étrangères, ici Didier Burkhalter, a condamné le nouvel essai nucléaire. La Suisse est «convaincue qu'une issue à la problématique nucléaire et sécuritaire en péninsule coréenne ne peut être trouvée que dans le cadre d'un processus négocié et diplomatique». (Dimanche 3 septembre 2017) Pékin a «condamné vigoureusement» l'essai nucléaire. Dans un communiqué cinglant, la Chine a exhorté son allié Pyongyang à «cesser ses actions erronées qui aggravent la situation et ne servent pas ses propres intérêts». (Dimanche 3 septembre 2017) Donald Trump a estimé dimanche que l'«Etat voyou» était désormais devenu «une grande menace et une source d'embarras pour la Chine», mettant à nouveau la pression sur le géant asiatique pour contrôler son turbulent voisin. (Dimanche 3 septembre 2017) L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui n'est plus autorisée à se rendre en Corée du Nord, a qualifié ce 6e essai coréen depuis 2006 «d'acte extrêmement regrettable» qui traduit «un mépris complet des demandes répétées de la communauté internationale». (Image d'illustration) Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel sont favorables à un durcissement des sanctions de l'UE contre Pyongyang. (Dimanche 3 septembre 2017) Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a jugé dimanche «profondément déstabilisant» l'essai nord-coréen, dénonçant «un nouveau manquement sérieux aux obligations internationales» de Pyongyang. Le Conseil de sécurité se réunira lundi. (Dimanche 3 septembre 2017) La Corée du Nord a annoncé avoir procédé à un essai réussi d'une bombe à hydrogène, indique la télévision officielle nord-coréenne. Pyongyang affirme que sa bombe H peut être embarquée sur un missile à longue portée. (Dimanche 3 septembre 2017) Une explosion, correspondant à un séisme de magnitude 6,3, a été enregistrée par des agences géologiques sur le territoire nord-corréen. Il pourrait s'agir d'un essai nucléaire, selon une agence sud-coréenne. (Image - capure écran site de l'USGS) La Corée du Nord a affirmé dimanche 3 septembre avoir développé une bombe à hydrogène pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime, et affirmé que Kim Jong-Un (au centre) avait inspecté l'appareil. (Image de l 'agence KCNA) L'engin inspecté par Kim Jong-Un est «une bombe thermonucléaire d'une très grande puissance fabriquée par nos efforts et notre technologie», a déclaré KCNA dimanche dont «tous les composants» auraient été fabriqués «100% nationalement». Si la Corée du Nord était effectivement capable de monter une tête nucléaire sur un missile, cela accroîtrait considérablement les inquiétudes internationales face aux menaces de frappes qu'émet régulièrement Pyongyang. Certains universitaires estiment que les annonces nord-coréennes ne sont pour l'heure que des messages stratégiques. (Image prétexte) La Corée du Nord a prévenu Tokyo qu'il risquait «l'autodestruction imminente» pour s'être aligné sur Washington dans un contexte de tensions encore accrues après le tir d'un missile au-dessus du Japon. (Mercredi 30 août 2017) Selon le capitaine américain Murzban Morris, présent mercredi à Genève, les missiles nord-coréens constituent une menace qui peut cibler «le monde entier». (Mercredi 30 août 2017) Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a promis de nouveaux lancements de missiles au-dessus du Japon. (30 août 2017) Kim Jong-Un contemple son tir. (30 août 2017) Kim Jong-Un contemple son tir. (30 août 2017) Kim Jong-Un avec son staff lors du tir de missiles. (30 août 2017) Pyongyang assure que ce n'est que le début. Il y aura d'autres tris de missiles au-dessus du Japon. (30 août 2017)

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La Corée du Nord est soupçonnée d'intensifier ses cyberattaques pour voler des monnaies virtuelles afin de récupérer des devises et contourner ainsi les sanctions de plus en plus fortes à son encontre, affirment des spécialistes du piratage informatique.

Depuis mai, des hackers nord-coréens ont mené au moins trois opérations contre des sites sud-coréens d'échange de crypto-monnaies, indique le cabinet FireEye, société de sécurité informatique, dans un rapport diffusé mardi.

Distributeurs automatiques attaqués

Au moins une a vraisemblablement fonctionné quand quatre portefeuilles de la plateforme basée à Séoul, Yapizon, ont été compromis.

Les médias sud-coréens avaient rapporté en mai que 3'800 bitcoins avaient été volés à Yapizon, pour un préjudice estimé à 15 millions de dollars (12,5 millions d'euros).

Ha Tae-Kyung, parlementaire du parti d'opposition sud-coréen Bareun, estime que les hackers nord-coréens avaient tenté de voler 90 milliards de wons (66 millions d'euros) en Corée du Sud au cours des quatre dernières années avant juin 2017, au travers de cyberattaques ou d'attaques contre des distributeurs automatiques.

Des actions en justice

«La Corée du Nord vise les marchés financiers de prochaine génération comme les devises virtuelles», a-t-il déclaré aux journalistes la semaine dernière. «Outre les sanctions imposées par l'ONU, la coopération internationale est nécessaire pour lutter contre les cyberattaques du Nord qui sont utilisées pour financer les programmes nucléaire et balistiques», a-t-il dit.

La Corée du Sud est une des places les plus importantes au monde pour les monnaies virtuelles. En juin, le site Bithumba été la cible d'attaques informatiques, provenant potentiellement de la Corée du Nord, qui ont entraîné la divulgation des informations personnelles de 30'000 clients.

Environ 160 de ses clients préparent une action en justice en nom collectif («class action») contre Bithumb, affirmant avoir perdu environ 10 millions de dollars (près de 8,3 millions d'euros).

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • John Smith le 12.09.2017 12:39 Report dénoncer ce commentaire

    Non sérieux...

    ils n'ont pas formé les meilleures hackers du monde juste pour copier des dvd.

  • Albert le vert le 12.09.2017 12:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La première question

    à se poser c'est comment ont-ils accès à internet ? Qui leur donne ? Il suffit de le leur couper et le problème est réglé.

  • Aléa jacta est le 12.09.2017 13:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ooohhh

    Touche pas à mes bitcoins Kim ^^

Les derniers commentaires

  • Marc S le 12.09.2017 21:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Que font nos politiciens

    Il suffit de supprimer les Bitcoins et le problème est régler pour tous les demandeurs de rançons et l'argent détourné par la Corée du Nord. Cet argent électronique a plus d'inconvénients que d'avantages même les mafias blanchissent de l'argent sans que personne ne dise quoi que se soit. Le politique est une fois de plus à des milliers de kilomètres de ce genre de problème, ils préfèrent trouver des solutions pour nous ponctionner encore plus d'impôts sans s'occuper de vrais problèmes

    • Tony Gencyl le 13.09.2017 08:41 Report dénoncer ce commentaire

      monnaie virtuelle....

      Supprimer les bitcoin ?!?!?! Vous devriez vous renseigner avant d'écrire de telles âneries .....

  • Cala Mité le 12.09.2017 19:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Animal Farm

    vous savez ce que ça coûte un ICBM? Et un simple pétard au H (bombe thermonucléaire )? C'est un peu plus que quelques francs le gramme... Alors toute cette science pour 15 millions. C'est pas rentable. Un (le dauphin de Kim Jong Il) a plus d'un tour dans son sac. Il va continuer à rendre chèvre le canard.

  • iz mine le 12.09.2017 17:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    the world

    des boss ces coréens du nord! et tout les moutons qui veulent qu on dise pareil des grandes puissances.... ben elles se cassent la gueule en puissance

    • None le 12.09.2017 18:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @ iz mine

      Il n'y a qu'un seul de boss en Corée du Nord. Si t'aime ce pays, vas-y seulement!! T'as pas l'air de bien comprendre ce qu'il s'y passe, la dictature n'a rien de bon pour son peuple.

  • étalon le 12.09.2017 15:42 Report dénoncer ce commentaire

    et les talons

    Et si Irma - la douce attaquait la "Trump Tower at Fifth Avenue" de notre tribu sauvage? - Tout va très bien, Madame la Marquise, la FED remboursera votre jument grise...

  • Pseudo Censuré. le 12.09.2017 14:28 Report dénoncer ce commentaire

    La Pravda n'aurait pas fait mieux...

    Des spécialistes affirment...qu'ils soupçonnent ! C'est pas génial comme tournure de phrase !?

    • None le 12.09.2017 19:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @ Pseudo Censuré

      Je ne vois pas où vous avez lu ça... Relisez l'article au lieu d'en faire une mauvaise interprétation!

    • Pseudo Censuré. le 14.09.2017 10:11 Report dénoncer ce commentaire

      @None

      Dans le premier paragraphe de l'article...relisez-le au lieu de dire n'importe quoi !