
Elle testent des millions d’adresses susceptibles de rapporter, grâce à la publicité en ligne, plus que le coût annuel, à savoir 6 dollars (7 fr. 40) par nom de domaine enregistré. Les plus prometteuses sont conservées, les autres sont écartées au quatrième ou cinquième jour. Le domain tasting est en plein essor. En moyenne, 1,2 million de noms par jour étaient testés en décembre, contre seulement 7200 deux ans plus tôt, selon la société Name Intelligence. Jusqu’à six millions de noms sont bloqués en permanence à cause de cette pratique. Contrairement au cybersquatters, qui jettent leur dévolu sur des noms pour les revendre, les adeptes du domain tasting misent sur des adresses susceptibles de générer du trafic en ligne et de toucher des revenus publicitaires. La période de grâce avait été créée à l’origine pour pouvoir corriger des erreurs banales comme des coquilles dans les noms. Mais avec le marché bourgeonnant de la publicité en ligne, des sociétés exploitent cette tolérance pour gagner de l’argent. Selon les experts, les spammers et des escrocs commencent également à utiliser le procédé pour se procurer gratuitement des adresses Internet jetables. Certains sont des variantes de marques ou de mots-clés génériques susceptibles d’être tapés par erreur suite à une faute de frappe. D’autres sont des noms que leurs propriétaires initiaux n’ont pas renouvelés.
(ap)
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