Lausanne

20 octobre 2013 11:38; Act: 20.10.2013 14:08 Print

Un Vaudois sait ce qui va marcher sur Kickstarter

Vincent Etter a développé un outil mathématique qui évalue les chances de succès des campagnes de financement après quelques heures seulement.

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Vincent Etter, doctorant à l'EPFL.

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Les promoteurs de Bitlock, un cadenas de vélo sans clé qui se déverrouille tout seul à proximité du smartphone le personne autorisée, vont trouver les fonds nécessaires à sa commercialisation.

Vincent Etter peut l'affirmer avec un taux de certitude de 92% alors que le projet n'a pas levé la moitié des 120'000 dollars nécessaires, trois jours après le lancement de sa campagne d'un mois sur Kickstarter. Le doctorant de l'EFPL a développé un outil qui donne déjà son premier verdict après 4 heures, avec un taux de fiabilité de 76%. «D'après un modèle basé uniquement sur l'argent, ajoute Vincent Etter, on sait aussi qu'il faut atteindre environ 25% du montant à la moitié de la campagne pour être du 'bon côté'».

Son modèle mathématique ne s'est pas contenté de recenser le nombre d'investisseurs et des sommes misées en cours de campagne de financement. Il a pu gagner en précision en se servant du buzz généré sur Twitter autour des projets. Il tient aussi compte de l'historique des investisseurs sur Kickstarter qui auraient déjà connu le succès par le passé. Les prédictions s'affinent ensuite rapidement avec une fiabilité de 84% après 36 heures. «D'après un modèle basé uniquement sur l'argent, ajoute Vincent Etter, on sait aussi qu'il faut atteindre environ 25% du montant à la moitié de la campagne pour être du 'bon côté'».

Grâce à ces données disponibles sur le site sidekick.epfl.ch, les promoteurs d’une campagne peuvent eux rapidement revoir tôt leur stratégie si leur projet ne décolle pas. Ils savent aussi que sur Kickstarter, seuls 42% des projets obtiennent leur financement.

(laf)