"Petit monde"

11 août 2008 22:44; Act: 11.08.2008 21:29 Print

Le monde est aussi petit chez les chatteursLe monde est aussi petit chez les chatteurs

Comme dans la vraie vie, moins de sept relations suffiraient en moyenne à réunir deux personnes choisies au hasard et actives sur une messagerie instantanée.

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La théorie du «Petit monde», qui sous-tend que quiconque peut être relié à n’importe quel autre individu par une courte chaîne de relations, a son pendant sur le web. C’est en tout cas les conclusions d’une étude menée par Microsoft.

Ses chercheurs ont analysé plus de 30 milliards de messages mettant en contact 180 millions de personnes dans le monde. Les messages avaient circulé en juin 2006 sur le service de messagerie instantanée de Microsoft. Pour l’expérience, deux personnes étaient considérées comme des connaissances si elles avaient échangé au moins un message.

Les chercheurs en ont déduit qu’il y avait en moyenne 6,6 intermédiaires entre deux individus et que 78% des paires pouvaient être mises en contact par sept intermédiaires ou moins. Mais pour les individus les plus séparés, il a fallu passer par 29 contacts.

«Les gens ont toujours eu cette intuition que nous sommes vraiment proches, a expliqué au Washington Post Eric Horvitz, codirecteur de l’étude. Mais nous avons montré à grande échelle que cette idée va bien au-delà des idées reçues.»

Le concept du «Petit monde» avait été amené par Stanley Milgram et Jeffrey Travers à la fin des années 1960. Il avait ensuite été étendu à celui des «six degrés de séparation», soit la mesure séparant en moyenne deux personnes choisies au hasard.

(laf)