Etats-Unis

15 novembre 2017 06:20; Act: 15.11.2017 07:04 Print

Alerte contre un virus informatique nord-coréen

Les autorités américaines relancent l'alerte sur un logiciel pirate qui serait toujours présent dans les réseaux informatiques.

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(Photo: Image prétexte - @Timothy Vollmer / Flickr Creative Commons)

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Les autorités américaines ont indiqué mardi qu'un logiciel malveillant mis au point en Corée du Nord était toujours présent au sein de nombreux réseaux informatiques. Il est susceptible de permettre à des pirates d'accéder à des sites sensibles.

Selon une alerte du ministère de la sécurité intérieure, c'est le groupe de pirates informatiques appelé «Hidden Cobra» - aussi connu sous le nom de «Lazarus» - qui en est à l'origine. Les autorités américaines avaient déjà accusé ce groupe d'une série d'attaques informatiques remontant à 2009 et affirmé qu'il était lié à Pyongyang.

Le département de la sécurité intérieure a prévenu que le logiciel pouvait rester caché dans les réseaux infectés «dans le but d'atteindre d'autres réseaux informatiques par la suite».

Volgmer ou FallChill

Certains réseaux pourraient ainsi être contaminés par ce logiciel de type «cheval de Troie», appelé «Volgmer», ou par un outil, appelé «FallChill», qui permet aux pirates de prendre à distance le contrôle complet d'un système.

La police fédérale américaine (FBI) pense que «FallChill» est utilisé depuis 2016 et «Volgmer» depuis 2013. Ce dernier aurait déjà servi à pénétrer des sites gouvernementaux, financiers, du secteur automobile et de sites de médias, selon le ministère.

Des experts indépendants en cybersécurité estiment que «Hidden Cobra» est vraisemblablement à l'origine du vol de plusieurs millions de dollars dans des banques à travers le monde. Pour certains, ce groupe pourrait aussi être à l'origine du rançongiciel WannaCry apparu au printemps.

Des données volées

Le ministère américain de la sécurité intérieure avait estimé en juin que ce groupe était actif depuis 2009. «Certaines attaques ont permis de récupérer des données», disait-il aussi alors.

Le groupe «va continuer à se servir d'opérations informatiques pour faire avancer les objectifs militaires et stratégiques de leur gouvernement», toujours selon les autorités américaines.

La Corée du Nord a nié être à l'origine de cyberattaques. Le pays, qui a mené cette année un sixième essai nucléaire et tiré plusieurs missiles balistiques, justifie ses programmes d'armement par la menace américaine à son encontre. Le président américain Donald Trump a menacé de détruire la Corée du Nord si les Etats-Unis étaient attaqués.

(nxp/ats)