Etats-Unis

11 août 2017 21:46; Act: 11.08.2017 21:46 Print

L'originalité de la Switch remise en question

Un fabricant américain accuse Nintendo de s'être trop inspiré de tablettes et accessoires de jeux vidéo protégés par des brevets.

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La firme Gamevice, ex-Wikipad, estime avoir les droits sur le concept de manettes détachables.

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Nintendo a-t-il utilisé sans droit le concept de manettes détachables de sa console de jeu portable? La réponse appartiendra aux juges, après le dépôt d'une plainte contre le fabricant nippon. Gamevice, firme américaine spécialisée dans les accessoires pour les gamers, estime que les deux contrôleurs de la Switch, appelés les joy-cons, violent au moins une famille de brevets qu'elle a déposés.

L'un de ses accessoires fonctionne d'une manière similaire, en utilisant deux contrôleurs qui peuvent s'attacher et se détacher de terminaux mobiles Android ou iOS d'Apple. Il permet aux joueurs de se servir de boutons et de joysticks avec une expérience de jeu plus traditionnelle, au lieu d'utiliser l'écran tactile des appareils.

Gamevice exige ni plus ni moins que l'arrêt de la fabrication et de la vente de la Switch, ainsi que des dommages et intérêts. «L'infraction de Nintendo a causé et continue de causer des dommages irréparables», a plaidé la société. On ne connaît pas le montant réclamé par la partie demanderesse devant le tribunal californien.

Créée en 2008 sous le nom de Wikipad, Gamevice a été cofondé par Brendan Iribe, également à l'origine d'Oculus VR, filiale de Facebook. Une tablette pour les gamers avait notamment été développée. Faute de succès, elle avait été abandonnée au profit d'accessoires, rappelle le site engadget. Quant au brevet mis en avant, il avait été déposé en septembre 2015, soit un an avant que le voile soit levé sur la Switch de Nintendo. Gamevice espère certainement profiter de royalties sur les plus de 4,7 millions d'unités de la Switch déjà écoulées depuis son lancement en mars dernier.

(laf)