Afghanistan

08 septembre 2010 09:37; Act: 08.09.2010 10:18 Print

L'otage a trompé ses ravisseurs via TwitterL'otage a trompé ses ravisseurs via Twitter

Un journaliste japonais enlevé il y a cinq mois en Afghanistan et libéré par ses ravisseurs, a réussi à envoyer un signe de vie via Twitter, la veille de sa libération.

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Le journaliste Kosuke Tsuneokaa a utilisé Internet en captivité. (photo: Keystone/Shizuo Kambayashi)

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Kosuke Tsuneoka, 41 ans, journaliste freelance et vétéran des zones de guerre, libéré samedi soir après cinq mois de captivité en Afghanistan, a réussi à faire savoir qu'il était toujours en vie en profitant de l'ignorance en matière de nouvelles technologies de ses ravisseurs. Lorsque l'un d'entre eux est venu le voir avec un nouveau téléphone portable pour lui demander comment s'en servir, l'otage nippon a saisi la chance qui lui était offerte et a activé l'accès Internet pour envoyer deux messages via le service de microblogging Twitter. Le premier informait qu'il était «toujours en vie, mais emprisonné», alors que le deuxième donnait des indications quant à son lieu de détention.

«Ils connaissaient le mot Internet, mais n'avaient pas idée de ce dont il s'agissait», a-t-il expliqué aux médias, lors d'une conférence de presse, un jour après son retour au Japon. «Je suis sûr qu'ils n'ont jamais pensé avoir été trompé», a-t-il ajouté.

Selon l'agence de presse Kyodo News, les ravisseurs de Tsuneoka auraient décidé de le libérer car il est musulman. Selon son site Web, le journaliste se serait converti à l'Islam en 2000 en Russie.

Tsuneoka était porté disparu depuis avril, détenu par des talibans présumés. Ce n'est pas la première fois que le journaliste se fait enlever: en Géorgie, en 2001, il a été retenu pendant plusieurs mois par des hommes non-identifiés, selon le CPJ, le Comité pour la protection des journalistes, et libéré lors d'une opération militaire.

(man/ap)