Deep learning

08 août 2017 22:13; Act: 08.08.2017 22:14 Print

Les subtilités du sarcasme scrutés par un algorithme

L’analyse des émojis peut contribuer à identifier plus facilement du contenu inapproprié.

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Le choix d’un émoji peut en dire long sur un message, mais encore faut-il savoir distinguer quand il est utilisé à but ironique. Des ingénieurs du prestigieux MIT ont planché sur cette question. Ils ont retenu un échantillon de 1,2 milliard de minimessages contenant au moins l’un des 64 émojis les plus populaires. Ces données ont ensuite servi à alimenter DeepMoji, leur algorithme basé sur l’apprentissage profond (deep learning).

Dans un premier temps, l’outil a fait ses gammes en apprenant à deviner quel émoji (joie, tristesse, etc.) pouvait compléter une phrase donnée. Il s’est ensuite attaqué à décortiquer les subtilités du sarcasme. Les résultats ont été plutôt probants, l’algorithme pouvant détecter des propos haineux plus rapidement que des êtres humains, selon les tests du MIT.

Le programme a repéré 82% des cas de sarcasmes et autres émotions exprimés sur Twitter. C’est mieux que le score de 76% affiché par des volontaires recrutés en ligne. «Puisque nous ne pouvons pas utiliser l’intonation dans notre langage oral ou corporel pour contextualiser ce que nous disons, nous le faisons avec des émojis en ligne», a commenté le professeur Iyad Rahwan au magazine «Technology Review» du MIT.

L’algorithme DeepMoji sera bientôt rendu public. Il pourrait aussi servir à évaluer l’impact émotionnel suscité par un produit ou favoriser l’interaction avec des chatbots.

(laf)